17.10.2008
Un rapport parlementaire fait le point sur la prévention de l'obésité
Depuis les années 80, le surpoids et l'obésité de l'adulte et de l'enfant ont augmenté de façon très importante, tant en France (un adulte sur deux est en surcharge pondérale, un sur six est obèse) que dans les pays européens, aux Etats-Unis ou en Chine.
Ce phénomène est un problème de société, un marqueur d'inégalité sociale et un enjeu de santé publique ; l'obésité est en effet un facteur de déclenchement de nombreuses pathologies (maladies cardio-vasculaires, embolies pulmonaires, diabète, certains cancers, asthme...).
Ce rapport met en évidence le fait que l'obésité met en danger le système de protection sociale, son coût étant estimé à 10 milliards d'euros pour l'assurance maladie et 7% de l'ONDAM et pourrait doubler d'ici 2020, si le rythme actuel de progression de l'épidémie se poursuivait.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS), puis l'Union européenne se sont mobilisées contre l'obésité (présentation d'un Livre blanc en 2007). L'action de la France a pris la forme d'un premier Programme National Nutrition Santé (PNNS) pour les années 2001-2005, puis d'un deuxième (2006-2010) mettant l'accent sur l'amélioration de la qualité nutritionnelle de l'offre alimentaire et développant des actions locales.
Valérie Boyer souhaite faire de la lutte contre l'obésité une grande cause nationale mobilisant l'ensemble des Français. Elle avance plusieurs propositions : dépistage précoce du surpoids et de l'obésité, information et amélioration de la nutrition, promotion de l'activité physique, étiquetage approprié des aliments, accessibilité des personnes défavorisées aux fruits et légumes, renforcement de l'éducation à la santé...
Rapport d'information déposé en application de l'article 145 du Règlement par la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales en conclusion des travaux de la mission sur la prévention de l'obésité
BOYER Valérie. Assemblée nationale. Commission des affaires culturelles, familiales et sociales
Paris;Assemblée nationale;2008;244 pages (Documents d'information de l'Assemblée nationale, n° 1131)
07:34 Publié dans Éducation pour la santé des patients, Espérance de vie, Nutrition, PNNS - programme National Nutrition Santé, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé
02.10.2008
Taxe sur les snacks, suite
Si la taxe sur les aliments dangereux pour la santé est passée momentanément à la trappe, compte-tenu de la situation économique, il n'en demeure pas moins qu'il existe un rapport de l'IGAs qui va dans ce sens :
La pertinence et la faisabilité d'une taxation nutritionnelle
HESPEL Véronique, BERTHOD-WURMSER Marianne
FRANCE. Inspection générale des finances; FRANCE. Inspection générale des affaires sociales
Paris;Inspection générale des finances : Inspection générale des affaires sociales;2008;365 pages
Par une lettre du 7 janvier 2008, la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique et la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi ont chargé l'Inspection générale des finances et l'Inspection générale des affaires sociales de l'élaboration conjointe d'un rapport au Parlement sur la pertinence et la faisabilité d'une contribution assise sur les produits trop gras, trop sucrés ou trop salés. L'objectif fixé consistait à : évaluer précisément les coûts pour l'assurance-maladie liés à la consommation excessive de produits trop gras, trop sucrés, trop salés ; étudier l'efficacité que pourrait avoir la mise en place d'une contribution sur ces produits, en particulier sa capacité à favoriser une modification des comportements et un meilleur équilibre alimentaire ; présenter les options sur le contour et les modalités de mise en oeuvre de cette contribution éventuelle.
[PDF] 5101 Ko
Commentaire : j'observai aujourd'hui en me rendant à mon travail le comportement de l'automobiliste qui venait de me dépasser. Il semblait pressé ou peut-être a-t-il l'habitude de rouler plus vite que moi. Il roulait à environ 90 km/h sur la route limitée à 70 km/h. J'étais curieux de voir comment il allait se comporter face au radar très discret qu'il allait bientôt croiser. Comme il arrivait à sa hauteur il ralentit tranquillement puis accélèra de nouveau malgré la limitation, après avoir franchi "l'obstacle". Il traversa le village suivant à vive allure et disparut bientôt de ma vue. La peur du gendarme ne dure qu'un instant, nous le savons tous. Changer les comportements, c'est rudement compliqué, non ?
19:21 Publié dans Alimentation - Activité physique, Dépenses de Santé, PNNS - programme National Nutrition Santé, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé
29.09.2008
La double peine des laissés pour compte
Le Parisien aborde le rapport de la députée Valérie Boyer, « préconisant une hausse de la TVA à 19,6 % sur les produits de grignotage et de snacking pour lutter contre l’obésité ».
Le journal note que l’idée « a provoqué de vives réactions du côté des fabricants de l’agroalimentaire mais aussi de certains membres du gouvernement ».
Le quotidien publie un entretien avec la députée.
Valérie Boyer remarque notamment que « c’est une proposition parmi de nombreuses autres, comme la promotion de l’allaitement maternel ou encore l’amélioration de la qualité nutritionnelle des repas dans les cantines scolaires ».
La députée explique que « l’idée est de moduler la fiscalité en fonction de la qualité nutritionnelle des aliments. […] Il faudrait augmenter la TVA sur certains produits comme les barres chocolatées et la faire baisser sur d’autres, comme les fruits et légumes ».
« On pourrait même imaginer qu’il n’y ait plus de TVA du tout sur les fruits et légumes », poursuit Valérie Boyer, qui précise néanmoins que « tout ceci ne pourra se faire qu’après une réflexion au niveau européen ».
La députée se dit ainsi « convaincue qu’une telle fiscalité aiderait les gens à mieux se nourrir ».
Source : revue de presse mediscoop du 29/09/08
Commentaire : Le parallèle avec le tabac est évident. Monter les prix est donc proposé comme une solution. Interdire de manger trop gras et trop sucré dans les lieux publics pourrait suivre. Mais comme la télévision se trouve dans le domaine privé cela n'aurait pas beaucoup de sens ? Il pourrait aussi y avoir des pièces bien isolées du regard du public où les personnes addictes pourraient s'adonner à leur snack préféré. Il suffirait d'ailleurs de mettre les posters du Programme National Nutrition Santé (PNNS) sur les murs pour culpabiliser ces snackers impénitents.
Si on veut aider les gens à mieux se nourrir, il faut peut-être :
- arrêter de fabriquer des produits de mauvaise qualité (gras et sucre bon marché, trop gras, trop sucré, trop salé) sinon les taxer mais pas au niveau du consommateur sans répercution sur le client (taxe pour la santé)
- vendre des produits frais de qualité (pas des pommes ou des pêches faites pour jouer aux boules…)
- apprendre aux personnes qui le souhaitent à faire une cuisine de qualité avec de faibles ressources
- permettre a ceux qui font la cuisine d'avoir plus de temps à y consacrer…
- apprendre la cuisine dans les écoles mais aussi apprendre à faire les courses
- augmenter le budget des cantines scolaires et faciliter la consommation de produits du marché
- taxer les publicités dans les médias (comme les radars sur les autoroutes)
- rendre le consommateur averti des objectifs du marketing alimentaire (faire du chiffre)
- avec la taxe financer des projets éducatifs, les producteurs s'investissant dans la qualité (où en est le label PNNS ?)
- etc…
17.09.2008
Réussir son vieillissement
« Les recettes pour vieillir en bonne santé »
Le Figaro du 17/09/08 (source revue de presse mediscoop)
Le Figaro indique sur une page que « cet après-midi se tient à l'Unesco le 5e forum scientifique ouvert au public sur le thème «Longévité et qualité de vie : les dernières avancées pour vieillir jeune» ».
« Demain, l'AP-HP, dans le cadre de son jubilé, inaugure par une conférence (grand publique aussi) du Pr Olivier Saint-Jean, à l'hôpital européen Georges-Pompidou, un cycle de débats sur le thème : «50 ans de progrès pour bien vieillir» », ajoute le journal.
Le quotidien observe que ces réunions « font deux recommandations simples, mais bien documentées : une alimentation saine et un exercice physique régulier ».
Le Figaro relève notamment que « la maladie d'Alzheimer est une des plus grandes craintes des personnes qui vieillissent. Une prévention est-elle possible ? Le traitement de l'hypertension et de l'hypercholestérolémie réduirait le risque. Tout comme une alimentation de type méditerranéen, la pratique d'exercice physique au moins cinq fois par semaine et le maintien d'une activité intellectuelle régulière ».
« Ce qu'il y a d'incroyable, c'est que pour la prévention des maladies de l'œil, les experts, s'ils estiment qu'un diagnostic précoce est indispensable, recommandent le même cocktail d'exercices physiques et de régime (en plus d'une protection oculaire contre le soleil). Contre l'ostéoporose ou l'arthrose, les mêmes recettes ou presque sont préconisées cette fois par les rhumatologues en y ajoutant une supplémentation en calcium et en vitamine D et éventuellement certains médicaments », poursuit le quotidien.
Le Figaro publie en outre un entretien avec le Pr Axel Kahn.
Ce spécialiste de la biologie du vieillissement remarque notamment qu’un jour, « la médecine proposera des médicaments pour ralentir le vieillissement biologique ».
Axel Kahn note cependant que « toute la société fait la promotion d'un modèle de jeunesse, de santé, de consommation et de séduction qui de facto exclut les personnes âgées.
On ne les considère plus comme des consommateurs, sauf lorsque l'on évoque les dépenses de santé et là, c'est pour les culpabiliser et dire que l'on dépense trop ».
15:05 Publié dans Bien vieillir, Espérance de vie, PNNS - programme National Nutrition Santé, Programme National Bien Vieillir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sante
23.07.2008
Programme national de prévention par les activités physiques et sportives
Le ministère de la Santé va lancer cet automne un Programme national de prévention par les activités physiques et sportives dont l’élaboration s'appuie sur une commission d’experts, dirigée par le Pr Jean-François Toussaint, spécialiste de physiologie.
10.07.2008
La Chine en surpoids avec l'occidentalisation du mode de vie
« L'obésité, le nouveau fléau de la Chine »
Revue de presse mediscoop (www.sante.net) du 9 juillet 2008
Le Figaro note en effet que selon une étude parue dans Health Affairs, « plus d'un quart de la population adulte en Chine est devenu obèse ou a des problèmes avec la balance ».
« Et ce pourcentage pourrait encore doubler d'ici à 20 ans si le gouvernement chinois ne s'attaque pas vigoureusement à cet «énorme» problème de santé publique », poursuit le quotidien.
Le Figaro précise que « le Céleste Empire est également le lieu où le poids moyen des individus augmente le plus vite sur la planète ».
Le journal explique qu’« avec le formidable développement économique de ce quasi-continent, ses habitants se sont mis à adopter un régime calqué sur le modèle occidental à base de viande et œufs au détriment des sucres lents (riz et pâtes) et des légumes. Et dans les grandes villes, de nouvelles modes alimentaires sont apparues, celles des chaînes de fast-food qui débitent à la va-vite des nourritures grasses et sucrées arrosées de sodas hypercaloriques ».
« Tant et si bien qu'aujourd'hui, selon différentes enquêtes, 200 millions de Chinois sont déjà en surcharge pondérale et 90 millions sont franchement obèses, un chiffre qui aurait doublé en l'espace de 5 ans », continue Le Figaro.
Le quotidien cite un des auteurs de l'étude, Barry Popkin, professeur de nutrition à l'Université de Caroline du Nord (Etats-Unis), qui indique que « la situation de la Chine devrait être un signal de ce qui va se passer dans les autres pays en voie de développement si l'on ne fait rien ».
Le Monde relève également que « près d’un quart des Chinois sont en surpoids ».
Le journal observe que « le rythme de progression – 1,2 % des hommes devenus obèses chaque année depuis 10 ans – est plus rapide que dans n’importe quel pays en développement, sauf au Mexique ».
Commentaire : Il y a fort à parier que parmi les 25 % de chinois en surpoids se trouve une majorité de chinois exclu du développement économique bien qu'y participant (conditions de vie des ouvriers par exemple).
Ceci étant, les chinois des classes sociales aiséesne sont pas épargnés. En France, l’accroissement de la prévalence de l’obésité a été observé même dans les foyers à hauts revenus mensuels, avec une augmentation de 7,6 % en 1997 à 11,4 % en 2006, pour les revenus par habitant les plus élevés.
08:50 Publié dans Alimentation - Activité physique, Bien-Être, Nutrition, PNNS - programme National Nutrition Santé, Réflexion(s), Santé Publique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, chine, obésité
20.06.2008
Une femme sur deux et deux hommes sur trois sont trop gros
La France n’est pas protégée de l’épidémie mondiale d’obésité, ont mis en garde récemment des épidémiologistes, alors qu’une nouvelle enquête revoit à la hausse les chiffres du surpoids : deux tiers des hommes et la moitié des femmes de 35 à 74 ans seraient en surcharge pondérale.
67 % des hommes et 50 % des femmes de cette tranche d’âge étaient en surpoids (IMC supérieur ou égal à 25) ou obèses (IMC supérieur ou égal à 30), selon une enquête de population menée de 2005 à 2007 dans trois régions françaises, pour estimer l’évolution des facteurs de risque cardiovasculaire (obésité, tabac, diabète...). 20,6 % des hommes et 20,8 % des femmes étaient obèses (leurs taille et poids ayant été mesurés).
08:05 Publié dans Alimentation - Activité physique, Bien vieillir, Diabétologie, Éducation pour la santé des patients, Nutrition, PNNS - programme National Nutrition Santé, Programme National Bien Vieillir, Réflexion(s), Santé Publique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.06.2008
L'Ardéchoise
* L'association Défi santé nutrition a été créée en 2003, avec 1 seul objectif : promouvoir en France les messages de santé publique du PNNS.
Villes Actives PNNS

04/06/08 - L'objectif de ce site est de mettre en réseau les villes qui ont signé la Charte des Villes Actives du Programme national nutrition santé afin de mutualiser les actions menées et les outils validés réalisés par les villes. Ce site a été conçu dans le cadre d'une convention signée en 2007 entre le ministère de la Santé et la structure nationale Défi Santé Nutrition.
(source www.annuaire-secu.com)
Un rapport complet de l'INSERM sur les effets de l'activité physique sur la santé
Activité physique. Contexte et effets sur la santé. Synthèse et recommandations. Les éditions Inserm. 2008.
Un groupe de 16 experts, réuni par l'Inserm pour répondre à la demande du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, s'est attaché à analyser et synthétiser la littérature scientifique et médicale internationale sur ces différents aspects. 10 constats et 10 recommandations ont été émis.
Les déterminants environnementaux, sociaux et psychologiques de la pratique de l'activité physique et ses effets physiologiques et thérapeutiques ont été explorés.
Consulter le document (pdf)
Voir aussi dans la collection des synthèses du PNNS Activité physique et santé : arguments scientifiques, pistes pratiques coordonné par le Pr OPPERT J-M / - 2005/10 (pdf)























