16.05.2008
L’ éducation du patient serait une priorité pour 75 % des directions d’établissements de santé selon l'INPES
Paru en avril 2007, le plan national pour l’«Amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques» prévoit l’essor des activités d’éducation du patient dont l’identification, la description et les modalités d’organisation furent étudiées par l’enquête EDUPEF (Education du Patient dans les Etablissements de santé Français) lancée par l’INPES.
L’éducation du patient est déclarée priorité institutionnelle par 75% des établissements qui l’ont inscrite dans leur plan de formation et leur projet d’établissement. En majorité, ces formations portent sur le diabète (74%), la chirurgie (54%) et les maladies cardiovasculaires (50%). Plus du tiers des établissements déploie des activités sur l’addictologie (47%) et les maladies respiratoires (35%). Les activités relatives à la pédiatrie (29 %), à la nutrition (28%), aux maladies infectieuses (25%), à la néphrologie (23 %) n’en concernent qu’un quart.
Ces activités, sous forme d’apprentissages pratiques, ciblent le patient, son entourage et sa famille pour aborder le traitement de la maladie, la surveillance, le vécu du patient afin, non seulement, de renforcer son autonomie dans la gestion technique de son traitement et la surveillance de sa maladie (41%), mais, aussi de favoriser son acquisition de connaissances sur sa maladie et son traitement (38%), d'assurer le soutien de sa propre motivation comme de celle de sa famille (21%), d'adapter la vie quotidienne au traitement (19%) et de prévenir d’éventuelles complications (19%).
Les directions restent en attente d’une formation permanente et initiale de soignants en éducation du patient car, selon les responsables de ces activités, les moyens limités en personnel (73%) et en temps (72%) restent autant de freins à leur développement.
(source : Société Française de Santé publique, Communiqué de presse InPES, 14 mai 2008)
Commentaire : "L'éducation n'est pas une potion que le médecin prescrit, que l'infirmière administre et que le patient ingurgite. L'éducation est une aventure humaine." (Sandrin, 2000)
18:25 Ecrit par La fourmi dans Addictions, Cardiologie, Diabétologie, Éducation pour la santé des patients, ORL, Pneumologie, Qualité, Réflexion(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation thérapeutique
06.09.2006
Apnée du sommeil et conduite automobile
S'exprimant au congrès annuel de la Société européenne de pneumologie qui s'est tenue à Munich du 2 au 6 septembre, des spécialistes ont réclamé une directive européenne pour éviter des accidents de la route. Les problèmes d'apnée du sommeil, source potentielle et fréquente de somnolence et de trouble de la vigilance au volant sont absents des législations dans au moins treize pays européens, même quand il s'agit de conduire un poids lourd de 40 tonnes.
Seuls 9 pays (Allemagne, Belgique, Espagne, Finlande, France, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni et Suède) mentionnent explicitement l'apnée du sommeil dans leur législation, et considèrent ceux qui en sont affectés comme inaptes à la conduite sauf s'ils suivent un traitement.
Un seul pays prend spécifiquement en compte les chauffeurs professionnels, notent les auteurs. En France, en effet, un chauffeur professionnel auquel le permis aura été retiré pour cause d'apnée ne pourra le récupérer qu'après avoir subi un test de maintien de la vigilance fondé sur un électroencéphalogramme (enregistrement de l'activité électrique du cerveau).
Source AFP/TV5 5/09/06. Crédit Photo.
10:15 Ecrit par La fourmi dans Cardiologie, Pneumologie, Santé au travail, Santé en Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : apnée du sommeil
16.02.2006
Attention au Bébé nageur atopique

Directeur de recherches au Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) et professeur à l'UCL, département de toxicologie industrielle et médecine du travail, le Pr Alfred Bernard annonce d'emblée la couleur de son exposé intitulé «Risques de chloration en piscine pour les jeunes: données récentes» dans le cadre du colloque «Environnement et maladies chroniques: un défi pour la santé publique».
Selon Alfred Bernard, le fait de rester longtemps dans une piscine à un âge où les enfants ne savent même pas encore marcher et où leurs poumons sont en pleine formation, augmente le risque d'asthme et de bronchites à répétition dans des proportions non négligeables.
Les pneumologues préconisent donc d'être prudent pour les enfants qui ont un terrain atopique susceptible de manifester des réactions d'hypersensibilité, en tous cas jusqu'à l'âge de 6 ans.
Les trichloramines hautement volatiles sont présentes dans les piscines chlorées mal contrôlées et mal ventilées. Il s'agit d'une réaction chimique entre l'eau de Javel et les sécrétions humaines (sueur, urines principalement). Il faut savoir que la surveillance des piscines municipales est sous la responsabilité des ingénieurs et médecins sanitaires des DDASS partout en France.
Lire l'interview du Pr Alfred Bernard
Voir aussi l'article du figaro
Voir aussi le point de vue des canadiens sur radio-canada/ca
15:30 Ecrit par La fourmi dans Allergies, Asthme, Dermatologie, Pneumologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.01.2006
Quels risques encourent les sujets susceptibles d´avoir été exposés à l´amiante ?
Une enquête conduite entre 2003 et 2005 par la Société de pneumologie de langue française à la demande des Pouvoirs Publics et de la CNAMTS en dit plus sur ce point. 16 730 retraités volontaires, ayant pu être en contact avec l´amiante, et demeurant dans quatre régions françaises, l´Aquitaine, la Basse et la Haute-Normandie et Rhône-Alpes, ont été soumis à un scanner thoracique en même temps qu´une radiographie thoracique et des épreuves fonctionnelles respiratoires.
Les résultats déjà obtenus sur 4556 scanners thoraciques sont plutôt inquiétants, car ils mettent en évidence un taux de 18,2 % de plaques pleurales chez ces sujets et un pourcentage de syndromes interstitiels de 7,1 %. Une relation dose-effet a été relevée entre l´importance de l´exposition à l´amiante et ces deux pathologies.
Cette étude a également confirmé que la radiographie thoracique était un mauvais examen pour rechercher ces atteintes cliniques liées à l´amiante.
Source : www.egora.fr
D´après C.Paris et al. Abstract 251. Programme national de surveillance post-professionnelle amiante : premiers résultats. . 10e Congrès de pneumologie de langue française ; 27-30 janvier 2006, Nice.
10:45 Ecrit par La fourmi dans Amiante, Pneumologie, Santé Publique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mucoviscidose
Les aérosols de sérum salé hypertonique précédés de bronchodilatateurs sont peu coûteux et efficaces chez les patients souffrant de mucoviscidose. MR Elkins et coll. N Engl J Med 2006 :354 :229-40
10:30 Ecrit par La fourmi dans Pneumologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20.12.2005
L'amiante est cancérogène, mais qu'en est-il des autres fibres artificielles
Je me souviens, lorsque j'étais étudiant à Jussieu en 1972, des manifestations quasi hebdomadaires des personnels et étudiants qui alertaient sur les risques cancérogènes de l'amiante.
30 ans plus tard, tout le monde sait ce qu'il en est. Combien de drames auraient pu être évités, sachant que de nombreux cas se déclareront encore dans les années à venir ?
Mais pour moi une question demeure : qu'en est-il du retentissement des autres fibres artificielles telle que laine de verre, laine de roche, etc… chez les personnes exposées (ouvriers, insuffisants respiratoires,…). Certes la prévention a fait des progrès depuis quelques années, mais y a-t-il des études en cours ?
Et je tombe aujourd'hui sur un article de sante.net sur le sujet.
Je suis évidemment, 30 plus tard, une nouvelle fois perplexe sur la façon dont nous traitons les problèmes de santé publique en France.
Je rapporte in extenso l'article de la Revue de Presse Mediscoop de sante.net du mardi 20 decembre 2005 :

Sciences et Avenir se penche dans un article du numéro 706 sur une « histoire exemplaire d’une enquête d’épidémiologie avortée ».
Le magazine constate en effet qu’« on n’est pas près de savoir si les fibres de substitution à l’amiante, classées cancérogènes chez les animaux, sont, elles aussi, dangereuses pour l’homme ».
Sciences et Avenir explique que « les employeurs […] ont refusé l’enquête » que devait mener l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents au travail (INRS).
Le mensuel note pourtant que « les fibres minérales artificielles (FMA), fibres de verre et [autres] laines de roche nécessitent de l’avis de tous les experts «un suivi de leurs effets respiratoires et irritatifs» chez les humains pour éviter un scandale sanitaire comparable à celui de l’amiante ».
Sciences et Avenir précise que l’étude « impliquait de conduire des examens médicaux réguliers et lourds », selon le porte-parole de l’INRS.
Le magazine note que les salariés « ne se sont parfois pas montrés plus volontaires que leurs employeurs ».
Sciences et Avenir aborde un « deuxième écueil ». Le mensuel remarque en effet que « les salariés exposés aux FMA ont souvent «respiré» préalablement des fibres d’amiante. […] Comment évaluer alors les différents risques ? ».
Quelques précautions au travail : Recommandations de protection contre les poussières
12:55 Ecrit par La fourmi dans Amiante, Coups de geule, Pneumologie, Santé au travail, Santé environnementale, Santé Publique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note























