29.09.2008

La double peine des laissés pour compte

Le Parisien aborde le rapport de la députée Valérie Boyer, « préconisant une hausse de la TVA à 19,6 % sur les produits de grignotage et de snacking pour lutter contre l’obésité ».
Le journal note que l’idée « a provoqué de vives réactions du côté des fabricants de l’agroalimentaire mais aussi de certains membres du gouvernement ».

Le quotidien publie un entretien avec la députée.
Valérie Boyer remarque notamment que « c’est une proposition parmi de nombreuses autres, comme la promotion de l’allaitement maternel ou encore l’amélioration de la qualité nutritionnelle des repas dans les cantines scolaires ».

La députée explique que « l’idée est de moduler la fiscalité en fonction de la qualité nutritionnelle des aliments. […] Il faudrait augmenter la TVA sur certains produits comme les barres chocolatées et la faire baisser sur d’autres, comme les fruits et légumes ».

« On pourrait même imaginer qu’il n’y ait plus de TVA du tout sur les fruits et légumes », poursuit Valérie Boyer, qui précise néanmoins que « tout ceci ne pourra se faire qu’après une réflexion au niveau européen ».
La députée se dit ainsi « convaincue qu’une telle fiscalité aiderait les gens à mieux se nourrir ».

Source : revue de presse mediscoop du 29/09/08

Commentaire : Le parallèle avec le tabac est évident. Monter les prix est donc proposé comme une solution. Interdire de manger trop gras et trop sucré dans les lieux publics pourrait suivre. Mais comme la télévision se trouve dans le domaine privé cela n'aurait pas beaucoup de sens ? Il pourrait aussi y avoir des pièces bien isolées du regard du public où les personnes addictes pourraient s'adonner à leur snack préféré. Il suffirait d'ailleurs de mettre  les posters du Programme National Nutrition Santé (PNNS) sur les murs pour culpabiliser ces  snackers impénitents.

Si on veut aider les gens à mieux se nourrir, il faut peut-être :

- arrêter de fabriquer des produits de mauvaise qualité (gras et sucre bon marché, trop gras, trop sucré, trop salé) sinon les taxer mais pas au niveau du consommateur sans répercution sur le client (taxe pour la santé)

- vendre des produits frais de qualité (pas des pommes ou des pêches faites pour jouer aux boules…)

- apprendre aux personnes qui le souhaitent à faire une cuisine de qualité avec de faibles ressources

- permettre a ceux qui font la cuisine d'avoir plus de temps à y consacrer…

- apprendre la cuisine dans les écoles mais aussi apprendre à faire les courses

- augmenter le budget des cantines scolaires et faciliter la consommation de produits du marché

- taxer les publicités dans les médias (comme les radars sur les autoroutes)

- rendre le consommateur averti  des objectifs du marketing alimentaire (faire du chiffre)

- avec la taxe financer des projets éducatifs, les producteurs s'investissant dans la qualité (où en est le label PNNS ?)

- etc…

 

20.06.2008

Contrefaçons de médicaments

Source : L’Express 29/5/08
L’hebdomadaire note que « les Suisses n’en sont pas revenus ». En effet, en 2007, leur pays « a détrôné l’Inde dans la fourniture de faux médicaments  » et pas seulement avec les « traditionnelles imitations de Viagra » puisque la contrefaçon touche désormais « des remèdes contre le cholestérol, l’ostéoporose ou l’hypertension ». Pour Bruxelles, il y a urgence, car « les imitations menacent désormais la santé publique ». Cosmétiques, denrées alimentaires, fausses pièces détachées automobiles… tout est bon en matière de contrefaçon dont le champion du monde reste la Chine, « une sorte de marque déposée ».

La France est épargnée pour l'instant car il existe seulement 3 distributeurs alors que cela peut atteindre une centaine dans d'autres pays européens.

Pour en savoir un peu plus, consulter le blog du petit docteur 

10.12.2007

Mesurez vous-même votre santé

f572e774035d3c88284fefd8a37dced1.jpgEntre information et éducation, un site de qualité de la Faculté de Médecine Paris VI pour relayer les conseils des médecins ou la mise en place d'une automesure. Les matériels nécessaires aux automesures sont évalués.


Revue de presse annuaire-secu.com n° 278 du 9/12/07. Réalisé par Thot-e-santé, une société spécialisée dans l'Internet médical et la télémédecine à partir de contenus élaborés par le service de Santé Publique et d'Informatique Médicale de la Faculté de Médecine Broussais Hôtel-Dieu (SPIM), ce site est un plaidoyer pour l'autonomie du patient.

Un individu bien informé est capable de mieux prendre en charge sa maladie, explique le Dr Nicolas Postel-Vinay, directeur d'automesure.

Le site permet de mesurer soi-même les différents paramètres de sa santé et de comprendre l'intérêt médical de ces mesures. Il explique les bonnes pratiques de l'automesure et signale les erreurs à ne pas commettre. Enfin, c'est un outil de formation médicale continue des professionnels de santé : médecins, pharmaciens, infirmiers. (certifié Hon code)
http://www.automesure.com/

25.05.2007

Mieux vaut être enrobé mais sportif que svelte et sédentaire

@RT Flash Lettre n° 432

Etre mince ne dispense ni de surveiller son alimentation ni de pratiquer un exercice physique régulier. Une étude américaine fait apparaître que la graisse, lorsqu’elle est située autour des organes vitaux, peut être un facteur de risque de diabète et de maladies cardio-vasculaires au même titre que la graisse apparente. L’étude ajoute qu’il est même préférable pour la santé d’être un "gros" qui bouge et mange correctement qu’un "mince" qui néglige l’hygiène de vie.

 

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28.04.2007

Une médecine centrée sur le patient et non plus sur la maladie dans les affections chroniques

Le Monde du 25/04/07 remarque que « Philippe Bas a présenté [24/04/07] un "plan" destiné à "améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques", dont la mise en oeuvre avait été inscrite dans la loi de santé publique du... 9 août 2004 ».
Le journal rappelle qu’« en France, quelque 15 millions de personnes sont atteintes d'une maladie chronique ».

Le Monde relève que « le "plan" comporte de multiples promesses pour "faciliter la vie quotidienne des malades", "valoriser la prévention", "développer des programmes de prise en charge personnalisée".... ».
« L'objectif est "d'être centré sur le malade et plus seulement sur la maladie", lui apprendre à mieux connaître sa pathologie et à acquérir les "bons réflexes" pour éviter les complications. Bref, à tenter de "mieux vivre" avec la maladie »
, poursuit le quotidien.

Le Monde précise notamment que « des "cartes individuelles d'information et de conseils" seront progressivement diffusées à chaque patient et un portail Internet sur les maladies chroniques devrait être ouvert avant la fin 2007 ».
Le journal ajoute que « le ministre promet aussi de reconnaître la prévention et l'éducation du patient comme une "activité de soins" à part entière via la formation des professionnels de santé et un financement spécifique pour l'hôpital et la médecine de ville ».


Libération aborde également ce plan, dans un article intitulé : « Ministre intérimaire contre maladies chroniques ».
Le quotidien explique notamment que Philippe Bas, « depuis 3 semaines ministre de la Santé, et pour 2 semaines encore à la tête dudit ministère », a indiqué que le projet propose de « passer d'une logique de soins vers «une éducation thérapeutique». 


Les Echos précisent quant à eux que ce plan coûtera 135 millions d’euros en 2007, et « près de 727 millions en cumulé sur 5 ans ».
Le quotidien observe lui aussi que « des décrets sont en préparation afin que les infirmières puissent prendre la tension artérielle des malades ou encore que les orthoptistes puissent dépister les complications vasculaires du diabète ».

Revue de presse (extrait) sante.net 

Mon commentaire : Le soignant voudrait adapter le malade à sa maladie alors que le patient souhaite adapter sa maladie à son projet de vie. Ne l'oublions pas.

Pour mieux comprendre les objectifs lire les actes du séminaire de décembre 2004 sur le site du Ministère (pdf) 

15.11.2006

L'Europe contre l'obésité

Des ministres et des hauts fonctionnaires de la santé de 53 pays Européens se réunissent aujourd'hui à Istanbul pour discuter de la progression de l'obésité, une évolution perçue comme un des plus importants défis sanitaires contemporains.

L'Europe se cherche une stratégie pour lutter contre l'obésité 

02.10.2006

Après 55 ans comment garder la santé en mangeant et en bougeant ?

Depuis 2001, le Programme National Nutrition Santé  (PNNS) a pour objectif d'améliorer l'état de santé de la population en agissant sur ce déterminant majeur qu'est la nutrition.

dans ce cadre des ouvrages de référence et des guides nutrition du PNNS proposant des informations essentielles et des conseils pratiques sont mis à la disposition du public. 

Deux nouveaux guides viennent enrichir la collection :

  • Le guide nutrition à partir de 55 ans
  • Le guide nutrition pour les aidants des personnes âgées.*

Un livret d'accompagnement pour les professionnels de santé est également disponible.

medium_cnt2.jpg

 

* Le guide nutrition pour les aidants des personnes âgées Document d'accompagnement du "Guide nutrition à partir de 55 ans" visant à aider les personnes âgées à maintenir une alimentation de qualité et à faire de l’activité physique. Il est destiné aux professionnels de santé et aux aidants, professionnels ou proches – conjoint, enfant, membre de la famille, ami- en contact avec des personnes âgées. Il leur fournit des informations, des conseils pratiques et des recettes.

29.09.2006

New York bannit les ''mauvaises graisses'' »

Le Figaro d'aujourd'hui indique que « la ville de New York a décidé de réglementer [dans ses 20 000 restaurants] la consommation des acides gras trans accusés de toxicité cardiaque ».

Le journal rappelle que ces acides gras trans « peuvent être produits à grande échelle par des procédés industriels, sont contenus à l'insu du consommateur dans de nombreux produits agroalimentaires, ne coûtent pas chers et se conservent longtemps ». Le quotidien note que « pour les scientifiques, ces acides gras contribueraient à augmenter le risque de maladies cardio-vasculaires ». Le Figaro précise que « la décision définitive devrait intervenir en décembre et imposerait aux restaurants de limiter l'usage de cet ingrédient à moins de 0,5 g par assiette. Elle devrait particulièrement affecter les chaînes de fast-food qui, des doughnuts aux hamburgers, ont largement recours à ces produits ».

Le journal remarque qu’« en France, ces graisses sont aussi très utilisées, mais nettement moins qu'aux USA ou en Grande-Bretagne ». Néanmoins, « une réflexion sur ce sujet est amorcée », note le quotidien.


 

Selon www.jim.fr "La méthode douce n’aura donc pas fonctionné. En juillet 2005, les services de santé et d’hygiène de la ville de New York choisissaient d’organiser une vaste campagne de sensibilisation auprès des restaurateurs de la ville afin de les inciter à réduire la part d’acides gras trans dans leurs menus. Las, la lettre et le bulletin d’information envoyés aux 20 000 restaurants et aux 14 000 supermarchés, ainsi que les programmes de formation offerts à 7 800 professionnels n’auront pas permis d’endiguer la course new-yorkaise aux acides gras trans. Aussi, le responsable du service de santé, Thomas Frieden considère désormais que seule la contrainte permettra de sauver les artères new-yorkaises…

… Pour apaiser les inquiétudes des restaurateurs new-yorkais qui n’ont pas manqué de se manifester par la voix de E. Charles Hunt, vice président de la New York State Restaurant Association, plusieurs spécialistes ont tenu à rappeler que de nombreuses alternatives culinaires permettaient aujourd’hui de remplacer sans risque et sans dénaturation du goût les acides gras trans. "

19.09.2006

ObEpi 2006

medium_Obesite.jpgL'obésité continue à augmenter à tous les âges en France, où l'on dénombre 5,9 millions d'obèses - soit plus de 40 % qu'il y a neuf ans - mais moins vite qu'auparavant, selon les résultats de la nouvelle édition de l'enquête ObEpi (Obésité Épidémiologie), et dont les résultats sont rendus publics aujourd'hui.

Aucune région n'est épargnée par la progression de l'obésité mais le Nord reste la plus fortement touchée en 2006 (18,1%) suivie par l'Est (14,1%) et le Bassin Parisien (13,4%).

En neuf ans, la population a grossi en moyenne de 2,1 kg et grandit de 0,4 cm, et son ventre s'est arrondi de 3,4 cm en moyenne.

"L'enquête ObEpi 2006 chiffre l'effet générationnel", commente auprès de l'AFP le Pr Arnaud Basdevant, spécialiste de la nutrition (Hôtel Dieu, Paris) qui a coordonné l'étude avec le Dr Marie-Aline Charles, épidémiologiste (Inserm).

"Toutes les générations sont touchées, mais on devient obèse de plus en plus tôt, ce qui fait craindre des conséquences plus importantes et plus précoces pour les jeunes générations", explique-t-il.

La fréquence du surpoids, en revanche, n'augmente pas. Pour la première fois en neuf ans, les chiffres ont même tendance à se stabiliser. En 2006, 30 % de la population, soit environ 13,9 millions de personnes, est en surpoids (35,6% des hommes contre 23,3% des femmes).

"Un obèse a dix fois plus de risque d'être traité pour trois facteurs de risques vasculaires (diabète, hypertension, anomalies des graisses du sang...) qu'une personne de poids normal", rappelle le Pr Basdevant.

L'enquête ObEpi 2006, réalisée par TNS Healthcare Sofres auprès de 23.747 adultes (15 ans et plus) et financée par la firme Roche (Institut Roche de l'Obésité), est une enquête épidémiologique triennale qui étudie l'évolution de l'obésité et du surpoids en France. Elle est la 4e après celles de 1997, 2000 et 2003.

Source AFP Infographie/TV5/Yahoo Actualités 

À Noter : Le deuxième Programme national nutrition santé (PNNS) s'est fixé comme objectif de réduire de 20 % la prévalence de l'obésité et du surpoids d'ici à 2010. 

Le Monde du 19/09/06 

---- Complément le 29/09/06 www.tregouet.org Lettre 399 du 29/09/06

L’obésité touche à présent toutes les générations

Le plus grave, c’est l’augmentation des cas d’obésité chez les jeunes adultes et les personnes âgées ». Pour le professeur Arnaud Basdevant, responsable du service de nutrition à l’Hôtel-Dieu à Paris, l’épidémie de surpoids qui s’étend en France est en passe de devenir un sérieux problème de santé publique. De surcroît, soigner des malades très corpulents est une nouvelle source de nombreux casse-têtes dans les hôpitaux. L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a bien lancé un programme « spécial gros patients », mais globalement, ces cas sont difficiles à gérer dans les structures de soins existantes. « Six centres spécifiques ont été créés dans la région parisienne pour prendre en charge les obésités morbides. Mais certains malades ne peuvent toujours pas accéder à l’imagerie médicale, faute de machines adaptées », indique Arnaud Basdevant.

En fait, la plupart des équipements hospitaliers sont calibrés pour des tailles relativement standards. « De nombreux malades se voient refuser l’accès dans des services qui ne disposent pas des engins de levage ou de brancardage adéquats », ajoute le nutritionniste parisien. Une chose est sûre : c