18.12.2008
Césarienne oui, mais…
Le Monde du 17/12/08 revient sur cette enquête de la FHF qui « sème le trouble dans les maternités ».
Le journal rappelle que cette étude « montre que le taux d’accouchements par césarienne varie de 9,3 % à 43,3 % selon les établissements », et qu’elle « accuse certaines maternités de recourir à cette technique essentiellement pour «organiser les naissances» et «optimiser les coûts de production» ».
Le Monde observe que « la publication de cette enquête a provoqué la colère d’organisations professionnelles ».
« Mais il reste qu’elle met en lumière des pratiques souvent injustifiées que les «bons élèves» évitent en réservant la césarienne à «des motifs exclusivement médicaux» », continue le quotidien.
Le journal cite notamment Patrick Dellinger, chef du service de gynécologie-obstétrique du centre hospitalier d'Auxerre (Yonne), qui déclare que « nos seuls critères de césarienne sont exclusivement médicaux. Tous les cas sont discutés en équipe, les grossesses sont bien suivies pour éviter les surprises, nous travaillons en réseau et nous menons une évaluation permanente de notre activité ».
Catherine Michelet, gynécologue-obstétricienne à la polyclinique Les Portes du Jura, à Montbéliard (Doubs), observe quant à elle : « On arrive presque à une perte de compétences des obstétriciens. Les forts taux de césariennes enregistrés dans certaines maternités de niveau 1 sont en partie liés à la convenance des gynécos pour éviter de travailler la nuit et le week-end ».
Le Monde ajoute : « Quant à l'augmentation des grossesses tardives, souvent mise en avant pour justifier la hausse du nombre des césariennes, elle n'est pas considérée par ces médecins comme un argument pertinent ».
Le Dr Dellinger remarque ainsi que « l'âge des parturientes est un faux critère », et note que « plus on fait de césariennes plus on est obligé d'en faire, car, à la deuxième grossesse, on se retrouve avec un utérus cicatriciel ». (Etude de la FHF à télécharger sur le site du Monde)
Source : revue de presse mediscoop
Extrait du rapport de la Fédération Hospitalière de France :
"Lorsque l’on regarde les taux de césariennes des établissements à but lucratif, on est en droit de s’interroger puisque l’on constate que les maternités sensées ne prendre en charge que les grossesses simples, possèdent des taux de césariennes supérieurs aux taux observés dans les maternités de niveau III du secteur public (CH + CHU) : 21,5% contre 20,5% ! En outre, et cela pose également question, le taux de césariennes des niveaux II des établissements privés ex-OQN est inférieur à celui des niveaux I. Ces constats réalisés non pas sur un cas particulier mais sur une année en cumulant près de 780.000 accouchements ayant eu lieu sur le territoire national sont assez marquants pour que l’on puisse s’interroger sur les réelles possibilités de comparer 2 catégories d’établissements qui visiblement n’ont pas du tout les mêmes pratiques ni les mêmes objectifs profonds."
09:38 Ecrit par La fourmi dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
























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