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10.07.2008
Nouvelles normes OMS pour réduire les risques chirurgicaux
Selon l'OMS, depuis plus d’un siècle, la chirurgie est devenue un élément essentiel des systèmes de santé dans le monde entier, explique le Dr Atul Gawande, chirurgien et professeur à Harvard. Bien qu’on ait fait de grands progrès au cours des dernières décennies, il est consternant de constater à quel point la qualité et la sécurité des soins chirurgicaux varient dans le monde. L’initiative «une chirurgie sûre sauve des vies» vise à changer la situation en améliorant les normes auxquelles les patients peuvent s’attendre partout dans le monde.
Cette initiative dirigée par l’École de Santé publique de Harvard réunit plus de 200 associations médicales nationales et internationales et des ministères de santé dans l'objectif de réduire le nombre de décès et de complications évitables en chirurgie. Désormais, la liste de contrôle OMS pour la sécurité en chirurgie, mise au point sous la direction du Dr Gawande, fixe un ensemble de normes de sécurité applicables dans tous les pays et dans toutes les situations sanitaires.
Cette liste de contrôle définit trois phases lors des interventions chirurgicales: avant l’induction de l’anesthésie, avant l’incision et avant la sortie du patient du bloc opératoire. Au cours de chacune de ces phases, un coordonnateur de la liste doit être autorisé à confirmer que l’équipe a fait toutes les tâches nécessaires avant de pouvoir continuer. Il vérifie par exemple avant l’induction de l’anesthésie, que le site de l’intervention a été marqué et que les allergies connues du patient ont été notées ou, avant la sortie du bloc opératoire, que les instruments, les éponges et les aiguilles ont été comptés.
De son côté, dans son édition du 9 juillet, Le Parisien titre : « Chirurgie : en finir avec les bavures »
Le journal note ainsi : « Un rein enlevé par erreur, des pansements oubliés dans un ventre… les opérations sont toujours risquées pour les malades ».
Le Parisien relève en effet sur deux pages que « chaque année en France, 1,4 million d'opérations a lieu. Selon l'OMS, au moins 42 000 complications surviennent ! ».
Le journal observe que « le Conseil national de la chirurgie a décidé de s'attaquer à ces erreurs médicales évitables, causées par des problèmes d'organisation ou de communication entre le personnel ».
Le quotidien explique qu’« afin de mettre un terme à ces «bavures» […] qui peuvent avoir de graves conséquences pour les malades, […] le CNC, suivant une idée de l'OMS, a décidé de dresser et de proposer au ministère de la Santé, d'ici à la fin de l'année, une check-list à destination de tous les chirurgiens de l'Hexagone avec une série de vérifications à faire avant, pendant et après l'opération ».
Le Parisien remarque que « ces 10 commandements, parmi lesquels vérifier à plusieurs reprises l'identité du malade, l'organe qu'on doit lui inciser, le côté à opérer, le nombre d'instruments utilisés, pourraient, selon l'OMS, réduire de moitié les complications chirurgicales ».
Le journal publie un entretien avec Guy Vallancien, secrétaire général du CNC, qui indique que « ces vérifications devront être faites par au moins 3 personnes. S’il en a les capacités, le patient devra être interrogé avant d’être opéré ».
L’urologue observe en effet que les erreurs viennent « de partout et elles sont beaucoup plus nombreuses qu’on ne le pense. Ce sont par exemple deux personnes qui ont le même nom […] et dont on confond les dossiers. Ou encore un compte rendu d’échographie où l’adjectif «gauche» est remplacé par «droit» par inadvertance ».
Le Parisien livre en outre les témoignages de victimes d’erreurs médicales, dont cette jeune femme chez qui « on a oublié une compresse [d’un mètre carré] dans le ventre » lors d’un accouchement par césarienne.
« Les médecins devront couper un bout d’intestin et ouvrir son côlon pour définitivement la débarrasser de la compresse oubliée », note le journal.
Source : mediscoop du 9/07/08
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