22.01.2007

Téléphone portable et santé. Il faut associer médecins et industriels pour étudier leur impact sur la santé.

Yves Miserey rend compte dans Le Figaro d'aujourd'hui d’une enquête conduite par une équipe de chercheurs suisses de l'université de Berne, publiée dans Environmental Health Perspectives.
Le journaliste explique que selon les chercheurs, « les publications scientifiques les plus rigoureuses sur l'impact sanitaire des téléphones portables sont celles qui sont conduites par des équipes associant des experts travaillant pour l'industrie et des experts rattachés à des organismes publics ».
« Celles qui ont une source unique de financement ont tendance à avoir des biais qui conduisent à minimiser les risques, ou au contraire à les aggraver »
, poursuit Yves Miserey.
Le journaliste note que « Matthias Egger et ses associés insistent en conséquence sur la nécessité de déclarer de manière très détaillée les sources de financement des études ».
Le chercheur suisse déclare en outre : « Le fait de ne pas montrer un risque ne veut pas dire que tout risque est exclu. Même si le risque est minime, cela peut devenir un problème de santé publique, parce que les utilisateurs de téléphone portable sont très nombreux ». (Revue de presse www.sante.net, extrait).

Commentaire : il y a un tel enjeu économique et maintenant un tel besoin qu'il serait indispensable d'associer d'autres intervenants autour de la table dans les commissions d'experts (associations de consommateurs par exemple, chercheurs indépendants, …), faute de quoi le manque de transparence existera toujours…

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