20.12.2005

L'amiante est cancérogène, mais qu'en est-il des autres fibres artificielles

Je me souviens, lorsque j'étais étudiant à Jussieu en 1972, des manifestations quasi hebdomadaires des personnels et étudiants qui alertaient sur les risques cancérogènes de l'amiante.

30 ans plus tard, tout le monde sait ce qu'il en est. Combien de drames auraient pu être évités, sachant que de nombreux cas se déclareront encore dans les années à venir ?

Mais pour moi une question demeure : qu'en est-il du retentissement des autres fibres artificielles telle que laine de verre, laine de roche, etc… chez les personnes exposées (ouvriers, insuffisants respiratoires,…). Certes la prévention a fait des progrès depuis quelques années, mais y a-t-il des études en cours ?

Et je tombe aujourd'hui sur un article de sante.net sur le sujet.
Je suis évidemment, 30 plus tard, une nouvelle fois perplexe sur la façon dont nous traitons les problèmes de santé publique en France.

Je rapporte in extenso l'article de la Revue de Presse Mediscoop de sante.net du mardi 20 decembre 2005 :

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Sciences et Avenir se penche dans un article du numéro 706 sur une « histoire exemplaire d’une enquête d’épidémiologie avortée ».
Le magazine constate en effet qu’« on n’est pas près de savoir si les fibres de substitution à l’amiante, classées cancérogènes chez les animaux, sont, elles aussi, dangereuses pour l’homme ».

Sciences et Avenir explique que « les employeurs […] ont refusé l’enquête » que devait mener l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents au travail (INRS).
Le mensuel note pourtant que « les fibres minérales artificielles (FMA), fibres de verre et [autres] laines de roche nécessitent de l’avis de tous les experts «un suivi de leurs effets respiratoires et irritatifs» chez les humains pour éviter un scandale sanitaire comparable à celui de l’amiante ».

Sciences et Avenir précise que l’étude « impliquait de conduire des examens médicaux réguliers et lourds », selon le porte-parole de l’INRS.
Le magazine note que les salariés « ne se sont parfois pas montrés plus volontaires que leurs employeurs ».

Sciences et Avenir aborde un « deuxième écueil ». Le mensuel remarque en effet que « les salariés exposés aux FMA ont souvent «respiré» préalablement des fibres d’amiante. […] Comment évaluer alors les différents risques ? ».

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