14/06/2010

HON(TE) CODE ?

www.annuaire-secu.com Lettre N° 405 du 13 juin 2010

Le célèbre docteur, toujours en pointe sur le Web, lance un nouveau pavé dans la marre cette fois-ci dans le monde de la certification HON des sites santé. Alors qu'il anime un site spécialisé dans les forums médicaux (Atoute.org) à l'audience considérable (plus de 1 million de visiteurs mensuel), il vient de décider de retirer le logo HONcode de son portail et s'en explique. "La certification fondée sur des principes déontologiques a trouvé ses limites et trop de sites médiocres affichent le label attribué conjointement par la fondation suisse et la Haute autorité de santé française", écrit le médecin. En 2010, "il faut se rendre à l'évidence, la majorité des sites financés par l'industrie pharmaceutique arborent fièrement le HONcode", cette dépendance financière étant "le plus souvent masquée", ajoute D. Dupagne qui constate que "la déferlante du web sponsorisé est devenue incontrôlable". Dans le même temps, "des sites de qualité se voient contester leur HONcode sans raison valable, alors qu'ils sont critiques vis-à-vis d'une certaine pensée unique médicale ou de certains médicaments". Et le "pompon" serait que Doctissimo obtienne le HONcode comme l'annoncent les médias. Pour l'avenir, le médecin croit en "un seul certificateur : Google". "L'algorithme de Google n'est que l'agrégation des certifications (liens) de milliers de webmasters santé, et plus on est nombreux, plus on est difficile à manipuler."

> J'arrête le HONcode : http://www.atoute.org/n/article152.html
> HONcode, plus d'explications : http://www.atoute.org/n/article153.html
> Espace de discussion sur le sujet de la certification des sites santé : http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=120850

24/04/2010

Connaissez-vous la médecine 2.0 ?

Il y a le web 2.0, l'e-santé. Il y a donc, culturellement (j'allais faire l'erreur de dire 'naturellement), maintenant la médecine 2.0.

Ceux qui s'intéressent à l'approche de la complexité de l'humain apprécieront. Les autres y viendront… culturellement !

A lire (et à voir/ vidéo) de toute façon : www.atoute.org/n/rubrique28.html

 

5 fruits et légumes bien sûr mais…

On s'en doutait, la santé ne repose pas que sur l'ingestion en quantité et en qualité de certains aliments (comment pourraient vivre les inuits et autres mongols). Il n'y aurait que les producteurs de fruits et légumes (non traités) et encore… pour le croire.

La médecine va donc, enfin, découvrir la complexité de l'être humain. C'est l'association d'une hygiène de vie (tabac, alcool, activité physique, alimentation), d'un travail épanouissant, de relations familiales et sociales riches, d'un projet de vie ayant du sens, d'un environnement de qualité, d'une politique de santé digne de ce nom, qui doit être prise en compte comme facteurs bénéfiques dans la prévention et la promotion de la santé.

L'étude européenne Epic sur près de 500 000 personnes publiée la semaine dernière aux États-Unis dans le journal de l'Institut national du cancer conclut que, finalement, respecter le dogme du 5 fruits et légumes (400g au total) par jour n'a pas l'efficacité attendue sur le risque cancéreux, rapporte Le Figaro (12-04). Et les auteurs n'excluent pas que la consommation de végétaux ne soit pas à l'origine de cet effet protecteur faible, mais le mode de vie plus sain des mangeurs de fruits et légumes (qui fumeraient moins que les autres…). Néanmoins, l'alimentation riche en fruits et légumes, si elle a un impact à la marge sur le risque de cancer, influence largement le risque de maladies cardio-vasculaires et prévient l'obésité. (www.annuaire-secu.com)

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/04/12/01004-20100412ARTFIG00373-le-dogme-de-cinq-fruits-et-legumes-par-jour-ecorne-.php

16/02/2010

Inégalité sociale de santé : hytertension artérielle

La pression artérielle augmenterait à mesure que diminuent à la fois le niveau d’instruction des individus et le niveau d’instruction moyen du quartier de résidence. C’est ce que tend à prouver la première étude publiée à partir de la cohorte RECORD.

Ce travail, conduit par une équipe de l’unité Inserm 707 « Epidémiologie, systèmes d’information, modélisation » en collaboration avec le Centre d’Investigations Préventives et Cliniques de Paris.

Source (INSERM)

14/01/2010

Les antidépresseurs n'auraient une efficacité significative que dans les dépressions sévère

www.annuaire-secu.com 06/01/10 - Une confirmation de plus de l'inefficacité de cette classe de médicaments pour les dépressions légères et modérées est apportée par une nouvelle méta-analyse publiée dans le Journal of the American Medical Association (Jama) mercredi, rapporte une dépêche APM du 6 janvier 2010. "Les prescripteurs, les décideurs politiques et les consommateurs peuvent ne pas savoir que l'efficacité de ces médicaments a été établie principalement sur la base d'études ayant inclus seulement les personnes ayant les dépressions les plus sévères", notent les auteurs. "Ce fait important n'est pas reflété par les messages implicites du marketing de ces produits vers les cliniciens et le public".

"Tant qu'il n'y aura pas de résultats contredisant ceux rapportés ici, des efforts devraient être faits pour clarifier" cette question vis-à-vis des médecins et du public, concluent-ils. Le manque d'efficacité des antidépresseurs revient régulièrement dans la presse. En 2008, le célèbre Dr Dupagne proposait sur la toile un article intitulé "Les antidépresseurs sont-ils efficaces ? Les médias nous font le coup de la douche écossaise". Le Point du 10 décembre 2009 consacrait un dossier (voir lettre 379) au "grand mensonge des antidépresseurs", qu'on nous vend comme les "pilules du bonheur".

La France reste l'un des pays les plus gourmands d'antidépresseurs au monde avec 65 millions de boîtes par an. Leur consommation a doublé en moins de dix ans et six millions de personnes sont sous traitement, "avec des ordonnances injustifiées dans la moitié des cas".

Environ 70% des patients auxquels on prescrit un antidépresseur ont une dépression légère à modérée.

05/08/2009

H1N1, n'en fait-on pas trop ?

Des millions d´antiviraux stockés et de vaccins commandés : pendant que les pays industrialisés se préparent à répondre à la nouvelle grippe, des personnalités et des associations rappellent les quatre millions de morts que font chaque année sida, paludisme et tuberculose. « On en fait trop. C´est la pandémie de l´indécence », affirme ainsi le Pr Marc Gentilini, ancien président de la Croix-Rouge française et ancien chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l´hôpital de la Pitié-Salpêtrière

Certains s´inquiètent également de voir passer en arrière plan la lutte contre le sida et le paludisme, « des pandémies de niveau 6+++ », selon les termes du Pr Kazatchkine, directeur du Fond mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Selon un article qui vient d´être publié dans le Bulletin de l´Organisation mondiale de la santé (1), le fait qu´un problème de santé mondial retienne l´attention et attire un financement est davantage lié à la façon dont il est présenté qu´à son « importance » réelle.

Lire l'article sur www.egora.fr : Grippe A : les autres enjeux sanitaires sacrifiés ? (édition du 4/08/09)

 

(1) « Explication sociale de la montée ou de la baisse de l´intérêt pour un problème de santé d´ampleur mondiale », Bulletin de l´OMS Volume 87, N°8, Août 2009.

06/02/2009

Antennes-relais, le courant (électro-magnétique) ne passe plus

« Les antennes-relais sont-elles dangereuses pour la santé ? »
(source revue de presse mediscoop)

C’est ce que se demande La Croix, qui note que « la secrétaire d’État au développement de l’économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a suggéré, mercredi à l’Assemblée, un «Grenelle des antennes» pour répondre aux «attentes croissantes» du public concernant les dangers éventuels de l’exposition aux ondes électromagnétiques ».

Le journal rappelle que « la veille, Bouygues Telecom avait été condamné à démonter les installations d’émission-réception d’une antenne-relais dans le Rhône, une première en France, par la cour d’appel de Versailles invoquant l’«incertitude» concernant un éventuel impact sur la santé des riverains ».

Pour répondre à sa question, le quotidien livre les propos de Dominique Belpomme, président de l’Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse.
Le spécialiste rappelle que « les études internationales ne permettent pas d’affirmer que la proximité des antennes-relais aggrave les risques de cancer », mais indique : « Nous avons présenté la semaine dernière à l’Afsset une étude inédite portant sur 88 personnes habitant à proximité d’antennes-relais. Nous avons soumis ces dernières à des échodopplers cérébraux et à des tests sanguins, qui nous permettent d’affirmer qu’elles présentent un syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques ».

Dominique Belpomme explique que « dans un premier temps, cela se caractérise chez elles par des maux de tête, des troubles de la sensibilité, ainsi que par des troubles de l’attention et de la concentration. Puis viennent des insomnies, de la fatigue et des tendances dépressives. Il s’agit d’une vraie pathologie du système nerveux ».

02/02/2009

Guide santé

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Le Haut Conseil pour l'Avenir de l'Assurance Maladie souligne que «l'inégalité dans l'information, notamment en fonction du capital relationnel dont dispose le malade, constitue une des plus profondes inégalités dans l'accès aux soins» !

Crée par deux médecins anciens dirigeants d'établissements de santé et experts en système d'information, ce portail d'informations de santé met à la disposition du grand public un outil collaboratif COMPARHOSPIT qui associe des indicateurs de performance proposés par le ministère de la Santé aux critères d'évaluation des patients.

Le Guide santé offre ainsi la possibilité aux internautes inscrits de commenter et évaluer les prestations des établissements de soins et de faire partie d'une véritable communauté dédiée à la santé avec la constitution de groupes et de forums modérés en amont par des médecins autour de thématiques spécifiques. Au-delà, le site, qui est certifié Hon Code, propose un outil de simulation du coût complet de votre séjour hospitalier, une centrale de pré-réservation en ligne de votre séjour hospitalier ainsi qu'une gigantesque base de données sur tous les établissements de soins de France, depuis leur numéro de téléphone jusqu'à leur niveau de qualité, qui permet au patient de comparer et de choisir, à l'instar de ce que propose le service du NHS sur son site.

Source : annuaire-secu.com (29/01/09)

Le Guide Santé propose à ses membres une plateforme d'échange et de partage autour de centres d'intérêts en santé, via des forums de discussions autour de thématiques spécifiques.

Entrer dans cette communauté vous permettra la rencontre de patients ayant des profils similaires pour créer une émulation de groupe et une dynamique positive dans le processus de guérison. Elle répond également à une véritable attente des patients : vaincre l'inquiétude générée par la maladie en la démystifiant, en cherchant des réponses, des expériences...

Vous pourrez :

  • Coter l'information et la modifier,
  • Laisser un commentaire et participer à des discussions,
  • Partager des expériences et rencontrer des gens rencontrant les mêmes problèmes de santé que vous,
  • Demander des conseils, des avis,
  • Rechercher des personnes ayant traversé ou traversant la même chose que vous.

 

28/01/2009

Limites et dangers des tests génétiques

« Les tests génétiques présentent des limites et des dangers »
(Revue de presse mediscoop) Le Monde du 28 janvier 2008

Sandrine Blanchard se penche dans Le Monde sur « le problème lié à l'explosion du marché américain des tests génétiques sur Internet et aux fantasmes qu'il entraîne ».
La journaliste rend ainsi compte d’« une formation consacrée à ces tests, à l'attention d'associations de malades », organisée le 13 janvier dernier par Marion Mathieu à la demande de l’Inserm.
Sandrine Blanchard observe en effet que ces associations « sont de plus en plus souvent sollicitées par des familles qui s'interrogent sur la nécessité de recourir à cette génétique personnalisée. Et elles se sentent démunies pour leur répondre ».
La journaliste remarque que « l'étude des gènes ouvre de vastes perspectives médicales. Mais les maladies les plus fréquentes ont des causes multifactorielles ».
« Il est difficile de prédire de manière claire l'effet d'une mutation, car elle peut varier en fonction de son environnement », continue Sandrine Blanchard, qui précise qu’« à l'heure actuelle, les tests génétiques ont un véritable intérêt pour les maladies monogéniques. Ces maladies sont nombreuses (estimées à plus de 5 000), mais leur fréquence dans la population est rare ».
La journaliste relève que « le business des tests génétiques non validés, remis aux clients sans intermédiaire médical, peut engendrer un sentiment abusif de vulnérabilité. A trop vouloir lire dans l'avenir, on en oubliera de profiter du présent ».

15/01/2009

Hypertension artérielle et niveau d'études

L’Etude nationale nutrition santé (ENNS) menée entre 2006 et 2007 montre que 45,6% des femmes qui ont un faible niveau d’études sont hypertendues contre 11,4% de celles qui ont poursuivi leurs études. La prévalence de l’hypertension féminine semble donc inversement proportionnelle au niveau d’études.

Ces chiffres sont publiés dans le Bulletin hebdomadaire épidémiologique (BEH) du 16 décembre dernier.

Déni de grossesse, ces bébés clandestins

France 3 proposera le lundi 19 janvier à 20h35 un documentaire inédit : Déni de grossesse, ces bébés clandestins.

Ce documentaire produit par CAPA nous fait découvrir ce trouble psychique méconnu qu'est le déni de grossesse, c'est-à-dire le fait pour une femme d'être enceinte sans en être consciente. D'après l'Association française pour la reconnaissance du déni de grossesse, en France, il y aurait 2 ou 3 dénis de grossesse pour 1000 naissances, soit de 800 à 2400 dénis de grossesse par an. Or, dans 95 % des cas, les dénis de grossesse ne se terminent pas par la mort du nourrisson.

Comment une grossesse peut-elle demeurer invisible jusqu'à son terme ? Comment des femmes peuvent-elles ignorer, parfois jusqu'à leur accouchement, qu'elles sont enceintes ? Comment certaines de ces mères peuvent-elles aller jusqu'à commettre un « néonaticide » ? Quelles réponses la justice apporte-t-elle à ces femmes dont le nouveau-né est décédé suite à un déni de grossesse ? Comment la médecine prend-elle en charge ces femmes qui découvrent tardivement leur grossesse ? Comment se crée le lien avec leur bébé surprise ? Comment les enfants du déni grandissent-ils ?

En donnant la parole à Julie, Cécile, Mélanie et Véronique qui ont vécu un déni de grossesse, à des enfants nés d'un déni, mais aussi en interrogeant des psychologues, des psychiatres, des avocats, des médecins tel le professeur Israël Nisand, gynécologue-obstétricien responsable de trois maternités à Strasbourg , ce film tente de répondre à ces questions.

Communiqué de l'Association pour la reconnaissance du déni de naissance

12/01/2009

Faire une analyse systémique des décès à l'hôpital.

« Erreurs médicales : un professeur accuse »
Le Journal du Dimanche, 11 janvier 2009

(Source : revue de presse mediscoop)

Le Journal du Dimanche revient sur deux pages sur « la face cachée de la médecine qui se dévoile à l'occasion d'une dramatique série noire [qui] a révélé au grand public un problème bien connu des professionnels : les accidents médicaux ».
L’hebdomadaire remarque en effet qu’« un nombre considérable d'"événements indésirables graves", selon la terminologie administrative de rigueur, se produisent chaque année ».
Le journal livre les propos de Philippe Juvin, professeur d'anesthésie-réanimation et chef des urgences de l'hôpital Beaujon (Clichy), qui « estime à 10 000 le nombre de morts causées chaque année par un acte médical en France. Soit 30 par jour, ou plus d'un toutes les heures... »

Lire la suite

Un portail d'information publique sur le médicament bientôt

La ministre de la santé a annoncé le 11 décembre 2008 la mise en place d’un portail d’information publique sur les médicaments d’ici le premier trimestre 2009.

Souhaité depuis longtemps, la ministre s’était engagée à réunir toutes les autorités compétentes en matière de médicaments (la direction de la sécurité sociale (DSS), la direction générale de la santé (DGS), la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS), l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), la Haute autorité de santé (HAS) et l’Union des caisses d’assurance maladie (Uncam) pour faire aboutir ce projet.

06/01/2009

Les médecins sont-ils influencés par les laboratoires pharmaceutiques ?

Le journal La Croix (6 janvier 09) pose la question, « Les médecins sont-ils influencés par les laboratoires pharmaceutiques ? » car, bien qu’elle ait « réduit ses effectifs de visiteurs médicaux », « l’industrie pharmaceutique consacre au moins trois milliards d’euros par an à la promotion de ses médicaments auprès des médecins » La Croix revient sur les « dérives » qui ont « favorisé le vote en 1994 d’une loi interdisant toute remise à un médecin d’un présent d’une valeur supérieure à 30 € » .

Un médecin témoigne, « A une époque, on était pourri-gâté par les labos. On recevait des stylos et des montres de marques ou bien un fax, une télévision, des statues en bronze… Et à la sortie d’un nouvel anti-cholestérol, on nous emmenait faire un beau voyage en Chine ».

Depuis le 1er janvier 2008 tout a changé « Tout est désormais réglementé. On ne peut même plus donner des stylos ou des post-it » souligne Patrick Lacombe, directeur de l’Association des directeurs de réseaux de la visite médicale (Adrev). « Toute délivrance d’échantillon de médicaments lors de la visite est, elle aussi, proscrite(..) un délégué peut toujours convier un médecin à déjeuner, à condition que cela reste dans des « limites raisonnables ».

Un laboratoire peut inviter des médecins à un congrès ou pour des soirées de formation organisées au restaurant, mais il doit faire une demande à l’Ordre des médecins, qui vérifie l’intérêt du programme scientifique », indique Pascal Le Guyader, directeur des affaires sociales au Leem.

Quoiqu’il en soit pour l’Igas « la visite médicale a une influence certaines sur les prescriptions ».

La Croix propose le témoignage d’un autre médecin, ayant des visiteurs médicaux pendant 10 ans, qui, persuadé d’avoir toujours été « plus fort que le marketing des labos », s’est « surpris lui même », le jour où on lui a « mis sous le nez » la liste de toutes ses prescriptions. « J’en suis presque tombé par terre, réalisant que je prescrivais des médicaments que je jugeais sans intérêt. C’est toute la force de la publicité, de la communication, et il faut reconnaître à l’industrie une redoutable efficacité dans ce domaine ».

Enfin, le quotidien précise que « les médecins reçoivent des visites régulières des délégués de l’assurance-maladie, qui peuvent les rappeler à l’ordre s’ils constatent que leurs prescriptions sont trop importantes ou peu conformes aux recommandations scientifiques ».

(Revue de presse Mediscoop)

Pour le Figaro "l'industrie dépense chaque année 25 000 euros par médecin généraliste, soit l'équivalent de 39 % du revenu libéral moyen net d'un généraliste (64 000 euros) « pour apporter des informations » aux médecins."

Le journal ajoute que "Si la loi de 2004 a donné formellement à la Haute Autorité de santé (HAS) un rôle central dans l'élaboration et la diffusion de l'information sur le médicament, il faut, selon les auteurs du rapport, passer à la vitesse supérieure et « faire de la HAS l'émetteur unique d'information sur le bon usage du médicament » car « aujourd'hui, la faiblesse de l'information publique laisse libre cours à la promotion commerciale ».

L'Igas recommande aussi de mettre en place un observatoire de la prescription pour repérer les problèmes rencontrés par les médecins avec les visiteurs médicaux.

Les entreprises du médicament, dans un communiqué, ont nié toute légitimité aux inspecteurs de l'Igas et réclamé la tenue de négociations publiques."

Accéder au rapport sur le site de la Documentation française

Commentaires de la Revue Prescrire

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18/12/2008

Corps à vendre en pièces détachées

L'Express, numéro 2997 observe dans une enquête que « des organes au sang en passant par les tissus et les fameuses cellules souches, les éléments du «kit» humain font l’objet d’un étonnant commerce à travers la planète ».
Le magazine remarque que « ce marché en pleine expansion pose bien des questions éthiques, à l’heure où la science peut régénérer des pans entiers du vivant ».

L’hebdomadaire se penche ainsi sur les cellules souches, « le réparateur universel », « une substance précieuse dont on ne cesse de trouver de nouveaux gisements ».
« Du coup, des sociétés américaines se sont lancées dans l’exploitation de ces filons, parfois très inattendus. Cryo-Cell propose ainsi aux femmes de conserver le sang… de leurs règles ! »,
remarque notamment L'Express.

Le magazine ajoute qu’« une société texane, BioEden, invite quant à elle les parents à congeler les dents de lait de leurs enfants : les cellules souches qu’elles renferment peuvent aider à soigner les caries ou à faire repousser les quenottes cassées ».

L’hebdomadaire constate par ailleurs que « désormais, on récupère, dans les blocs opératoires, des «déchets» autrefois destinés à la poubelle : peau, vaisseaux, tendons, têtes fémorales, prépuces ou valves cardiaques… une fois traités et conditionnés, ils sont utilisés lors d’autres interventions ».

L'Express se penche sur les « questions éthiques » : « A-t-on le droit de faire commerce de ces produits ? Qui y a accès ? A quel prix ? ».

Le Pr Claude Huriet, président de l’Institut Curie, déclare que « tout se passe comme si les lois du marché et de la mondialisation étaient en train de s’imposer à la matière vivante. Mais le corps humain n’est pas une matière première ! ».

L'Express constate néanmoins que « la logique de marchandisation du corps paraît sans limites », ou encore relève que « la Sécurité sociale paie à prix d’or des greffons étrangers ».

 

(Revue de presse mediscoop)

Césarienne oui, mais…

Le Monde du 17/12/08 revient sur cette enquête de la FHF qui « sème le trouble dans les maternités ».
Le journal rappelle que cette étude « montre que le taux d’accouchements par césarienne varie de 9,3 % à 43,3 % selon les établissements », et qu’elle « accuse certaines maternités de recourir à cette technique essentiellement pour «organiser les naissances» et «optimiser les coûts de production» ».

Le Monde observe que « la publication de cette enquête a provoqué la colère d’organisations professionnelles ».
« Mais il reste qu’elle met en lumière des pratiques souvent injustifiées que les «bons élèves» évitent en réservant la césarienne à «des motifs exclusivement médicaux» », continue le quotidien.

Le journal cite notamment Patrick Dellinger, chef du service de gynécologie-obstétrique du centre hospitalier d'Auxerre (Yonne), qui déclare que « nos seuls critères de césarienne sont exclusivement médicaux. Tous les cas sont discutés en équipe, les grossesses sont bien suivies pour éviter les surprises, nous travaillons en réseau et nous menons une évaluation permanente de notre activité ».

Catherine Michelet, gynécologue-obstétricienne à la polyclinique Les Portes du Jura, à Montbéliard (Doubs), observe quant à elle : « On arrive presque à une perte de compétences des obstétriciens. Les forts taux de césariennes enregistrés dans certaines maternités de niveau 1 sont en partie liés à la convenance des gynécos pour éviter de travailler la nuit et le week-end ».

Le Monde ajoute : « Quant à l'augmentation des grossesses tardives, souvent mise en avant pour justifier la hausse du nombre des césariennes, elle n'est pas considérée par ces médecins comme un argument pertinent ».

Le Dr Dellinger remarque ainsi que « l'âge des parturientes est un faux critère », et note que « plus on fait de césariennes plus on est obligé d'en faire, car, à la deuxième grossesse, on se retrouve avec un utérus cicatriciel ». (Etude de la FHF à télécharger sur le site du Monde)

Source : revue de presse mediscoop

Extrait du rapport de la Fédération Hospitalière de France :

"Lorsque l’on regarde les taux de césariennes des établissements à but lucratif, on est en droit de s’interroger puisque l’on constate que les maternités sensées ne prendre en charge que les grossesses simples, possèdent des taux de césariennes supérieurs aux taux observés dans les maternités de niveau III du secteur public (CH + CHU) : 21,5% contre 20,5% ! En outre, et cela pose également question, le taux de césariennes des niveaux II des établissements privés ex-OQN est inférieur à celui des niveaux I. Ces constats réalisés non pas sur un cas particulier mais sur une année en cumulant près de 780.000 accouchements ayant eu lieu sur le territoire national sont assez marquants pour que l’on puisse s’interroger sur les réelles possibilités de comparer 2 catégories d’établissements qui visiblement n’ont pas du tout les mêmes pratiques ni les mêmes objectifs profonds."

09:38 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

08/12/2008

Jusqu'où faut-il médicaliser la naissance ?

« Alerte aux césariennes inutiles »
Le Journal du Dimanche remarque sur une page que « malgré les risques pour les mères et leurs nouveau-nés, le taux de césariennes a doublé en 20 ans » en France, avec « 20,1 % des naissances l'an dernier, contre 10,9 % en 1981 ».

Le journal se penche sur une étude de la Fédération hospitalière de France, qui « dénonce la hausse des interventions "non justifiées" » et « les écarts "difficilement compréhensibles" entre les établissements ».

Le Journal du Dimanche relève que selon la FHF, « cette incision de l'abdomen et de l'utérus serait de plus en plus utilisée comme "un facteur de l'organisation des naissances", et peut-être même pour "optimiser les coûts de production" ».

L’hebdomadaire observe que « le taux de césariennes des 559 maternités de niveau 1 (qui prennent en charge les grossesses les moins risquées) varie de 9,3 % à... 43,3% ! ».

Le journal cite Damien Subtil, chef du pôle obstétrique du CHU de Lille, qui remarque que « l'OMS estime que le taux optimal est de 15% environ. Il est normal qu'il y ait des différences entre établissements, mais au-delà de 25% on peut se poser de sérieuses questions. Et au-delà de 30%, on n'est plus dans la bonne médecine, c'est certain ».

Le Journal du Dimanche rappelle que « les enfants nés par césarienne ont plus de problèmes respiratoires car leurs poumons n'ont pas été "essorés" par le passage à travers le vagin. Ils sont également davantage sujets à l'asthme ».
« La mortalité de la mère est 3,5 fois supérieure en cas de césarienne, même si ce taux reste très faible (environ 1 cas sur 10.000, toutes naissances confondues) », poursuit l’hebdomadaire.

Philippe Descamps, porte-parole du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, observe pour sa part que « l'un des paramètres les plus importants est la crainte des procès : on vous reprochera de ne pas avoir fait de césarienne, jamais l'inverse ».

Le Journal du Dimanche ajoute qu’« il existe également des facteurs moins avouables ».
Pierre Lesteven, conseiller médical de la FHF, indique ainsi que « la césarienne peut être utilisée pour concentrer les naissances lorsqu'il y a davantage de personnel et limiter les gardes de nuit et du week-end ».

Le responsable ajoute : « Nous ne voulons pas stigmatiser les cliniques mais dénoncer la rémunération à l'activité qui incite les établissements publics comme privés à réduire leurs coûts ».

Le journal relève enfin que « les obstétriciens constatent une hausse des césariennes "de convenance" ».

Le Figaro note également que « trop d’accouchements se font par césarienne en France », relevant que « sur les 15 établissements ayant les plus forts taux de césarienne, 12 relèvent du secteur privé, 1 du parapublic et 2 du secteur public ».

(Source : revue de presse mediscoop)

25/10/2008

Le déremboursement partiel des cures thermales est-il raisonnable ?

12/11/08 LES ETABLISSEMENTS THERMAUX COMMUNIQUENT :


Dans le cadre du débat sur le financement 2009 de la Sécurité Sociale, qui s’est tenu à l’Assemblée Nationale fin octobre 2008, un Député, Monsieur Yves BUR,  a proposé d’envisager une réduction du taux de prise en charge des cures thermales de 65% à 35%.

Le Gouvernement ayant exprimé son opposition, comme d’ailleurs un grand nombre de parlementaires,  la proposition a été purement et simplement retirée par son auteur.

Les cures thermales continueront donc d’être remboursées par l’Assurance Maladie, aux mêmes conditions que précédemment.

Les établissements thermaux rappellent, en ces circonstances, que la médecine thermale fait l’objet depuis 2005 d’une démarche d’évaluation scientifique sans précédent, qui commence à produire ses premiers résultats et confirmera scientifiquement, dans les toutes prochaines années, l’efficacité qui lui est déjà reconnue par les médecins et les curistes.

Au-delà du traitement des maladies chroniques et invalidantes, qui constitue aujourd’hui leur compétence reconnue, les cures thermales deviennent de plus en plus des occasions pour les curistes de bénéficier d’actions de prévention et d’éducation thérapeutique. Demain, la médecine thermale apportera son concours à la prise en charge des effets du vieillissement, et globalement au maintien de la qualité de vie des populations.

Au moment où le thermalisme apparaît de plus en plus comme un acteur efficient de la santé publique, il était incohérent d’en éloigner nos concitoyens par une réduction du taux de remboursement des cures. Les établissements thermaux se félicitent que la raison l’ai rapidement emporté.

01/11/08 L'amendement concernant le déremboursement partiel des cures thermales à été retiré à 1 h du matin cette nuit à l'Assemblée nationale.

Pour en savoir plus

 

Le réseau THERMALLIANCE, représenté par son président Gilles RIALLAND écrit au Ministre de la santé

Madame Roselyne BACHELOT

MINISTRE DE LA SANTE, DE LA JEUNESSE,

DES SPORTS ET DE LA VIE ASSOCIATIVE

14 avenue Duquesne

75007 PARIS

Le Kremlin Bicêtre, le 27 octobre 2008

 

Madame La Ministre,

Au nom des représentants des mutuelles et des stations thermales partenaires de notre groupement, nous venons vous faire part de notre protestation contre l’amendement à l’article 31, déposé par Monsieur Yves BUR au projet de loi de financement de la sécurité sociale 2009, adopté par la commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale.

Monsieur Yves BUR a fondé cet amendement par le service médical rendu des soins thermaux qui « reste à démontrer » et déclare que cette disposition « n’aurait pas d’impact sur la vie économique des villes thermales »

Si cet amendement qui réduit de 65 % à 35 % la prise en charge des cures thermales par l’assurance maladie était retenu par l’Assemblée Nationale lors du débat qui doit avoir lieu ce 28 octobre, des conséquences lourdes viendraient atteindre les assurés, les stations thermales et probablement les mutuelles. Or, ces dernières sont confrontées à une situation financière difficile puisque comme vous le savez, elles seront soumises en 2009 à une taxe de 1 milliard d’euros.

D’une part, cet amendement ignore la démarche scientifique d’évaluation du service médical rendu thermal, mise en œuvre par la profession thermale. En effet, depuis 2005, l’Association Française pour la Recherche Thermale a été créée et a financé chaque année à hauteur de 1.3 million d’euros, un programme de recherche, selon une méthodologie approuvée par le Ministère de la Santé et en relation avec l’Assurance Maladie.

Ainsi, la cure thermale est recommandée par la Haute Autorité de Santé dans :

- la lombalgie chronique (recommandations 2000),

- la polyarthrite rhumatoïde (recommandations 2007)

- la spondylarthrite ankylosante (recommandations 2008)

et par la Ligue européenne contre le rhumatisme dans :

- la spondylarthrite ankylosante (recommandations 2005)

- la fybromyalgie (recommandations 2006)

D’autre part, cet amendement nie la reconduction jusqu’à fin 2012 de la convention qui lie l’Assurance Maladie aux établissements thermaux et qui valide le sérieux du travail effectué dans le cadre du service médical rendu.

Enfin, Monsieur Yves BUR affirme que la réduction du taux de prise en charge des cures thermal n’aurait pas de d’impact sur l’activité des stations. Or, beaucoup de patients sont issus de classe moyenne et assument personnellement près de 70 % du coût de la cure (soins et séjour). Une augmentation du coût écarterait une bonne partie de ces patients des cures thermales et les inciterait à choisir d’autres thérapeutiques, dont les effets secondaires, fréquents, sont coûteux pour les organismes de prise en charge.

Nous espérons tout votre soutien afin que cet amendement soit refusé lors du débat de cette semaine.

Veuillez croire, Madame La Ministre, à l’assurance de notre respectueuse considération.

Gilles RIALLAND

Président

Et Administrateur MGET

 

Ce courrier a également été adressé aux deux co-présidents du groupe d'études sur le climatisme et le thermalisme à l'Assemblée nationale :

M. J.P. Dufeau et A. Bocquet

Réponse de M. J.P. DUFAU à M. G. RIALLAND :

Monsieur le Président,
Monsieur JP DUFAU a bien reçu votre courrier parti du Kremlin Bicêtre hier.
Nous nous permettons de vous envoyer par mail et pour information, la lettre de réaction envoyée à Mme le Ministre et qui n'est que le début de la bataille parlementaire engagée contre l'amendement de M. BUR.
Vous serez tenu informé des prochains développements .
Veuillez croire, Monsieur le Président, en l'assurance de notre considération distinguée.

Télécharger le courrier de J.-P DUFAU au Ministre de la santé en réponse à la demande de G. RIALLAND.

 

POINT DE VUE DES CURISTES : Un Communiqué de la Fédération Française des Curistes Médicalisés

INDÉCENT ! LE GOUVERNEMENT OFFRE DES CENTAINES DE MILLIARDS AUX BANQUIERS...

MAIS VEUT DIMINUER LE TAUX DE REMBOURSEMENT DES CURES DE PRÈS 50% !

COMMUNIQUE N° 4/08 du 23 octobre 2008 de la Fédération Française des Curistes Médicalisés (FFCM)
(Association loi de 1901 agréée par le Ministère de la Santé)


360 MILLIARDS d'euros (2 376 Milliards de Francs), c'est le magot (en attendant plus!) que le gouvernement va mettre à la disposition des banques qui ont contribué à l'éclatement d'une crise économique "d'une profondeur et d'un niveau comparable à celle de 1929", selon le Ministre du Budget.

Et voilà que le 21 octobre, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée Nationale a discrètement adopté (à l'initiative du député UMP, M. Yves BUR)  un amendement  au Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2009 visant à abaisser de près de 50% le taux de remboursement des cures thermales (soit 35% au lieu de 65% actuellement)

"L'économie" qui serait réalisée sur le dos des malades est ridicule au regard du budget total des dépenses de santé (157 Milliards d'euros en 2006) et du très faible poids du thermalisme (0,3% des dépenses totales de santé de 2000 à 2006 selon l'INSEE)

Alors que la plupart des curistes assument déjà 70% du coût de leur cure, cette mesure, en cas d'adoption par l'Assemblée Nationale lors du débat définitif qui débutera le 28 octobre prochain, signerait une nouvelle attaque contre le principe de l'accès à des soins de qualité pour tous.

Ce projet, s'il voyait le jour contraindrait une bonne partie des 500 000 malades qui optent chaque année pour le thermalisme, à abandonner ce traitement doux et naturel et à se reporter sur des médicaments chimiques dont on connaît le coût souvent élevé et les effets secondaires.

Enfin, sachant que 120 000 emplois dépendent actuellement du thermalisme (100 curistes font travailler 10 personnes), on mesure la sévérité du coup pour l'économie de la centaine de stations thermales francaises.

En conséquence, la FFCM juge ce projet d'abaissement du taux de remboursement des cures, aussi stupide que révoltant, à l'heure ou des centaines de milliards sont offerts aux banquiers.

C'est pourquoi, la FFCM :

1) Demande à chaque curiste d'écrire de toute urgence (courrier électronique et/ou papier) et/ou de se rendre à la permanence de leur député pour le dissuader de voter cet amendement;

2) La FFCM a également pris l'attache des établissements thermaux en vue de coordonner l'action des curistes, des établissements et des villes thermales.

ENSEMBLE: CURISTES, THERMES, VILLES et RÉGIONS THERMALES, UNISSONS-NOUS
CONTRE CE PROJET STUPIDE, INJUSTE ET INDÉCENT.

Pour la FFCM, le président: Jean-Pierre GROUZARD

Pour contacter la FFCM :

FFCM, 2  rue des frères Rodriguez 72700 Allonnes MOB: 06-83-27-22-80  TEL/FAX: 02-43-21-65-78

 

LE POINT DE VUE D'UNE CURISTE

Je vois que, dans le blog de Thermalliance, l'actualité porte sur l'éventualité du déremboursement partiel des cures thermales. Je l'avais entendu aux infos jeudi. L'après-midi je suis allée marcher avec un groupe et c'était le sujet des discussions. Les gens se sentent concernés (tout comme les établissements thermaux et le personnel, je le comprends).

A mon sens, dérembourser une partie des cures, c'est douter de leur efficacité. Est-ce que les curistes et les malades en général ne sont pas pris à leur propre piège ? On a déjà marché dans le système des dépassements d'honoraires, la retenue de un euro, le 1/2 euro sur les boîtes de remèdes............ et ça fonctionne.

Pour certains curistes, les frais de séjour n'étant pas pris en charge (pas plus par la sécurité sociale que les mutuelles), cela crée déjà une sélection : médecine de ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas se soigner. C'est aussi le cas des médecines douces (ou parallèles).

Pourtant je crois que de plus en plus de gens y ont recours. Etant donné que tout ce qui se généralise se banalise, on ne réagit plus au fait que ce soit remboursé ou pas. On choisit en connaissance de cause, alors on n'a rien à dire ! A croire qu'on a tort de vouloir se faire du bien avec tout ce qui est naturel ....

Entre nous soit dit, le trop de franchise de certains curistes porte peut-être préjudice aux cures car, pour certains, la cure = vacances, mais pourquoi ? Manque de moyens pour s'offrir les deux - ou obligation de faire la cure pendant la période de congés pour ceux qui travaillent.

Et comme le suggère la FFCM, je vais faire un mot à Laurent WAUQUIEZ pour le dissuader de voter cet amendement. (Le secrétaire d'état chargé de l'emploi, est député de la Haute-Loire, maire du Puy-en-Velay et vice-président de la communauté d'agglo). Je crois qu'il y a beaucoup de gens du Puy et des environs qui viennent en cure à Neyrac, sans parler de ceux qui vont ailleurs. Cet amendement risque de priver des gens de leur job (ce n'est pas la façon de combattre le chômage) et continuer à appauvrir ceux qui ont besoin de soins. Je vais mettre mon petit grain de sable dans le désert !

Marie-Thérèse.

Courrier adressé à M. L. WAUQUIEZ

POINT DE VUE DU SYNDICAT DES MÉDECINS THERMAUX ET DES SOCIÉTÉS SAVANTES

Communiqué du 24 octobre 2008

«Le remboursement des cures thermales à 35% : une fausse bonne idée.

Elle fait perdre aux patients un moyen de traitement efficace et bien toléré, entraînera une catastrophe économique dont les régions thermales n¹ont pas besoin et ne fera faire aucune économie à la sécurité sociale puisque les patients devront se soigner autrement avec des médicaments qui ne sont pas sans danger».

Le Syndicat national des médecins de stations thermales et la Société française d¹hydrologie et de climatologie médicales s¹indignent de l¹amendement déposé par Yves Bur (député UMP du Bas Rhin) au PLFSS, projet de loi de financement de la sécurité sociale, retenu par la commission des affaires sociales de l¹Assemblée Nationale.

Cet amendement qui réduit de 65 % à 35 % la prise en charge des cures thermales par l¹assurance maladie traduit la méconnaissance scientifique, sociale et économique du thermalisme.  Le Syndicat et la Société savante des médecins thermaux contestent les allégations de Monsieur Bur concernant le faible service médical rendu des cures thermales. Elles trahissent un déni des travaux effectués et des niveaux de preuves scientifiques apportés notamment en rhumatologie depuis des années. Plus de 50 essais cliniques randomisés internationaux concernant les différentes orientations thermales ont été publiées dans des revues médicales anglo-saxonnes de renom, à comité de lecture exigeant. La cure thermale est recommandée par la Haute Autorité de Santé (HAS) dans la lombalgie chronique (recommandations 2000), la polyarthrite rhumatoïde (recommandations 2007) et la spondylarthrite ankylosante (recommandations 2008), et par la Ligue européenne contre le rhumatisme dans la spondylarthrite ankylosante (recommandations 2005) et dans la fibromyalgie (recommandations 2006).

Le Syndicat des médecins thermaux et la Société d¹hydrologie s¹inquiètent de cette intervention de la commission à contre temps de la démarche de refondation du thermalisme initiée par les professionnels avec la Caisse Nationale d¹Assurance Maladie et la Haute Autorité de Santé. Le Guide des bonnes pratiques thermales du syndicat précise les meilleures indications justifiées et les contre indications du thermalisme, qui doivent aider à créer des référentiels de décision de cure pour les médecins traitants.

Le Syndicat note que les patients en ALD, très peu nombreux, ne seraient pas concernés puisqu¹ils percevront un remboursement à 100 %. La participation des mutuelles à un plus fort taux de remboursement des cures va à l¹encontre des principes de notre couverture sociale. Cette participation n¹est pas automatique et se réduit souvent à un simple forfait. Il serait naïf de croire que les complémentaires ne répercuteront pas cette charge supplémentaire dans leurs tarifs.

Cet amendement indique aussi l¹ignorance que beaucoup de patients présents en station thermale sont issus des classes moyennes, ou petits retraités et n¹ont pas toujours de couverture complémentaire. De plus l¹économie escomptée est illusoire puisque l¹on sait que les patients non traités en cure se tourneront vers d¹autres thérapeutiques dont les effets secondaires, fréquents, parfois graves sont coûteux pour les organismes de prise en charge (par exemple hospitalisations pour hémorragie digestive induite par les anti-inflammatoires).

Enfin, il ne nous paraît pas nécessaire de commenter l¹affirmation selon laquelle une telle mesure n¹aurait pas d¹impact sur la vie économique des stations thermales tellement celle-ci est peu crédible.  Aussi le Syndicat des médecins thermaux et la Société française d'hydrologie et de climatologie médicales demandent à tous leurs adhérents de mobiliser les députés de leur circonscription contre cet amendement néfaste pour la santé des malades et de conseiller la même démarche à tous les patients concernés.

Professeur Patrice Queneau, Président de la Société française d¹hydrologie et climatologie médicales, Membre de l'Académie nationale de médecine.

Docteur Michel Palmer, Président du Syndicat national des médecins des stations thermales.

 

POINT DE VUE DES EXPLOITANTS THERMAUX

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Jean-Claude Hebrard, président du Conseil National des Exploitants Thermaux (CNETh) réagissait dès le 23 octobre à la proposition d'amendement visant à ramener à 35 % le taux de remboursement des cures thermales.


Le C.N.E.Th.
Créé en 2002 à la suite de la fusion des syndicats professionnels, le C.N.E.Th (Conseil National desExploitants Thermaux) regroupe l’ensemble des établissements thermaux français. Sa vocation est de travailler, en cohérence avec les pouvoirs publics, à l’amélioration et à une meilleure reconnaissance de la médecine thermale.
Ses missions reposent sur la défense des intérêts des établissements thermaux auprès des différentes instances de l’Etat et de l’Assurance Maladie, sur la diffusion d’une information pédagogique pour faire connaître les atouts de cette médecine tant auprès du grand
public que de la communauté médicale, sur également de mener à bien des études pour évaluer scientifiquement le Service Médical Rendu (SMR) des cures.

POINT DE VUE DES MÉDECINS THERMAUX RHUMATOLOGUES

Aix les Bains le jeudi 23 octobre 2008

Le retentissement sur l'activité économique est certain et il sera majeur. Mon père François Forestier a déjà vécu une suppression du remboursement en 1960 et 1961. Celle-ci avait entrainé une chute de fréquentation de 50%. On peut estimer que le déremboursement à 35% aura probablement pour conséquence une chute d'au moins 25% de la fréquentation dans un délai assez bref (quelques années) et peut être plus important à terme.

Dr Romain FORESTIER, Centre de Recherche Rhumatologique et Thermal. Vice-président de la société française d’hydrologie médicale.

QUELQUES RÉACTIONS LUES DANS LA PRESSE

"Et l'usager dans tout celà ? Il ne verrait soi-disant aucun changement, les assurances complémentaires étant appelées à prendre en charge les 30 % délaissés. Encore faudrait-il que chaque français, chaque curiste, ait les moyens de se payer une complémentaire capable de lui offrir une couverture complète sur le sujet. Encore faudrait-il être sûr que les cotisations de ces mêmes mutuelles ne gonflent pas avec l'arrivée de ce nouveau service." Dominique Dord député-maire d'Aix-les-Bains (Savoie) et président de Rhône-Alpes Thermal.

"On ne considère qu'une part du problème en mettant en avant cette économie peu importante. Il faut notamment la mettre en balance avec ce que les cures permettent d'économiser, en terme de consommation de médicaments notamment." Philippe Plat, directeur des Thermes nationaux Aix-les-Bains.

Jean-Claude Flory, député-maire de Vals-les-Bains (Ardèche), président du Syndicat Intercommunal pour le Thermalisme et l'Environnement (SITHERE), "conteste cet amendement qui n'a fait l'objet d'aucun débat, et qui n'est pas opportun car il revient à minorer l'impact préventif et curatif des cures thermales."

 

Les députés réagissent

Les députés montent aux créneaux : Dominique Dord (Savoie), Jean-Claude Flory, Louis Giscard d'Estaing,… ont initié un amendement de suppression dans l'espoir que l'article 31 garde sa forme initiale.

POUR ALLER PLUS LOIN

PROPOSITION D'AMENDEMENT A LA LOI DE FINANCEMENT DE LA SECURITE SOCIALE POUR 2009

Amendement n° 84

présenté par M. Door, rapporteur au nom de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales
pour l'assurance maladie et les accidents du travail et M. Bur

ARTICLE 31


Après l’alinéa 9, insérer les deux alinéas suivants :
« IV bis. – L’article L. 322-2 du code de la sécurité sociale est complété par un alinéa ainsi
rédigé :
« IV. – La participation de l’assuré aux tarifs servant de base de calcul aux prestations
mentionnées à l’article L. 162-1-7-2 est fixée à 65 %. »


EXPOSÉ SOMMAIRE


La prise en charges de soins thermaux, dont le service médical rendu reste à démontrer, ne
peut être supérieure à celle de produits de santé dont l’amélioration du service médical rendu
démontré objectivement a été jugé modéré. Le Régime social des indépendants (RSI) a ainsi
proposé de réduire la prise en charge des cures thermales par l’assurance maladie obligatoire.

L’amendement met en oeuvre cette proposition, permettant ainsi de réaliser une économie
de 60 millions d’euros sans pour autant menacer l’activité économique des villes thermales. En
outre, cette mesure est sans impact sur les assurés en affection de longue durée bénéficiant d’une
prise en charge à 100 %.

Corrélativement, un autre amendement au même article inclut le thermalisme parmi les
secteurs pour lesquels la participation et, du fait d’une prise en charge désormais inférieure à 50 %,
la signature obligatoire de l’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire
(UNOCAM) sont requises.

Accès au projet de loi sur le site de l'Assemblée nationale

 

 

 

Lire aussi l'article sur l'opinion des français en matière d'inégalités sociales vis-à-vis de la santé sur Viva

78 % des Français pensent que l’on se dirige vers un système qui risque d’exclure de plus en plus de personnes de l’assurance-maladie. C’est l’un des chiffres clé d’une enquête Via Voice réalisée pour le Collectif interassociatif sur la santé (Ciss) et l’Expansion sur les évolutions de l’assurance-maladie…

Dans un chapitre portant sur un rôle accru des complémentaires dans le système, une courte majorité pense que cela améliorerait la qualité des soins (52 %) ou l’accès aux soins (50 %). Mais 35 % déclarent qu’en cas d’augmentation des tarifs des complémentaires, ils ne savent pas s’ils pourraient conserver leur couverture. Ce taux atteint même 42 % pour les catégories populaires et 45 % pour les jeunes de 18 à 24 ans.

 

24/10/2008

Le médecin, le coordonnier, l'enseignant et la charité

Le médecin est-il un malade imaginaire ou un être en souffrance ?

Le proverbe est connu et beaucoup n’ignorent pas qu’il s’applique parfaitement bien aux professions médicales : les cordonniers s’avèrent souvent les plus mal chaussés. Cependant, plutôt que de s’en tenir à cette maxime générale, le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) s’est intéressé de plus près à cette question du « médecin malade » et y a consacré un long rapport, récemment publié et commenté dans le dernier numéro du Bulletin de l’Ordre. Les observations de ce travail sont à de nombreux égards édifiantes.

Puisqu’ils choisissent de se soigner eux-mêmes, les médecins se soignent-ils bien ? Les observations de l’Ordre laissent malheureusement augurer le contraire. D’abord, ils n’écoutent aucun des conseils de prévention qu’ils sont pourtant les premiers à connaître (et à diffuser !). « Le médecin a une autre spécificité : il récuse tout examen de prévention Y compris lorsqu’il est salarié. Malgré la pression des employeurs au niveau hospitalier et au niveau des entreprises, les médecins trouvent toujours une solution pour ne pas répondre aux convocations » souligne l’Ordre.

Au-delà de l’aspect préventif, le médecin tarde très souvent à s’auto-diagnostiquer : « le caractère principal du médecin malade est que plus qu’un malade habituel, il refuse la réalité de ses symptômes et d’emblée minimise son ressenti. Lorsque la pathologie s’impose réellement, le déni reste encore effectif et c’est l’entourage familial ou confraternel qui le plus souvent intervient bien trop tardivement », analyse l’Ordre. Et lorsque sonne l’heure de cette impérative prise en charge, le médecin est un malade résolument difficile. Avec euphémisme, le rapport souligne : « Les médecins hospitalisés ne sont pas les plus faciles à prendre en charge : s’il était une comparaison à faire, le médecin et l’enseignant sont probablement les deux malades les plus difficiles au niveau d’un secteur hospitalier ».

Extrait de l'actualité du jim.fr "Médecins : des malades qui s'ignorent" 23/10/08

 

17/10/2008

Un rapport parlementaire fait le point sur la prévention de l'obésité

Depuis les années 80, le surpoids et l'obésité de l'adulte et de l'enfant ont augmenté de façon très importante, tant en France (un adulte sur deux est en surcharge pondérale, un sur six est obèse) que dans les pays européens, aux Etats-Unis ou en Chine.

Ce phénomène est un problème de société, un marqueur d'inégalité sociale et un enjeu de santé publique ; l'obésité est en effet un facteur de déclenchement de nombreuses pathologies (maladies cardio-vasculaires, embolies pulmonaires, diabète, certains cancers, asthme...).

Ce rapport met en évidence le fait que l'obésité met en danger le système de protection sociale, son coût étant estimé à 10 milliards d'euros pour l'assurance maladie et 7% de l'ONDAM et pourrait doubler d'ici 2020, si le rythme actuel de progression de l'épidémie se poursuivait.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS), puis l'Union européenne se sont mobilisées contre l'obésité (présentation d'un Livre blanc en 2007). L'action de la France a pris la forme d'un premier Programme National Nutrition Santé (PNNS) pour les années 2001-2005, puis d'un deuxième (2006-2010) mettant l'accent sur l'amélioration de la qualité nutritionnelle de l'offre alimentaire et développant des actions locales.

Valérie Boyer souhaite faire de la lutte contre l'obésité une grande cause nationale mobilisant l'ensemble des Français. Elle avance plusieurs propositions : dépistage précoce du surpoids et de l'obésité, information et amélioration de la nutrition, promotion de l'activité physique, étiquetage approprié des aliments, accessibilité des personnes défavorisées aux fruits et légumes, renforcement de l'éducation à la santé...

Rapport d'information déposé en application de l'article 145 du Règlement par la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales en conclusion des travaux de la mission sur la prévention de l'obésité

BOYER Valérie. Assemblée nationale. Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Paris;Assemblée nationale;2008;244 pages (Documents d'information de l'Assemblée nationale, n° 1131)

 

13/10/2008

Santé et sécurité en agriculture. La MSA met en ligne toutes ses brochures

(Lu sur www.annuaire-secu.com newsletter n°320 du 12/10/08)
09/10/08 - Destiné en priorité aux professionnels de la santé et de la sécurité en agriculture, ce site offre une information complète sur la santé sécurité au travail et la santé au quotidien concernant l'ensemble des populations, secteurs d'activité et risques du monde agricole. Il permet d'accéder gratuitement à l'ensemble des documents créés par la MSA en la matière.

 

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Le catalogue des publications en ligne vous propose déjà plus de 250 documents en téléchargement : brochures, dépliants, études, dossiers techniques, affiches ...

10/10/2008

Les cadeaux n'entretiennent pas toujours l'amitié

De jolies boîtes remplies d’échantillons de produits cosmétiques sont offertes par le personnel soignant à toutes les parturientes accueillies dans les 600 maternités françaises. Une opération marketing d’une redoutable efficacité qui s’assure la fidélité des futures consommatrices soucieuses d’offrir le meilleur à leur nouveau-né.

Le Comité pour le Développement Durable en Santé (C2DS) s’est penché sur le contenu de ces cadeaux offerts avec toute la caution des blouses blanches : un cocktail toxique !

Paraben, EDTA, BHA, PEG, éthers de glycol, bisphénol A... ces substances, pour certaines classées CMR (cancérigènes, mutagènes et/ou reprotoxiques), pour d’autres interdites dans certains pays, figurent dans la composition des produits. Au-delà, l’utilisation en toute bonne foi par les puéricultrices des crèmes, laits, lingettes... offerts aux maternités par les laboratoires et industriels vaut les meilleures recommandations aux mamans toutes désinformées.

Lire la suite sur l'actualité du site de l'ARTAC (10/09/08)

L'influence de l'environnement sur certains cancers est reconnue

Une expertise collective (lire le dossier de presse) de l'Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) sur le thème «Cancers et environnement» annonce que «les modifications de l’environnement pourraient être partiellement responsables de l’augmentation constatée de l’incidence de certains cancers». Parmi les facteurs cancérogènes «avérés ou probables» énoncés figurent l'amiante, les radiations, le radon ou le tabagisme passif, mais aussi les pesticides, les dioxines, les PCB, certains métaux lourds, les particules issues du trafic automobile, etc.

Selon le Pr. BELPOMME, cancérologue de l'HEGP et président de l’ARTAC : «Il s’agit d’une prise de position très importante de l’INSERM, qui corrige le point de vue qu’elle avait exprimé en 2005, conforte le message des nombreux scientifiques ayant signé l’Appel de Paris et confirme le bien-fondé des travaux réalisés par l’ARTAC, en relation étroite avec des chercheurs européens et américains. Selon le rapport de l’Académie de médecine publié en septembre 2007, au moins deux cancers sur trois n’ont pas de cause connue, liée au mode de vie. Il est clair que les causes à rechercher sont ailleurs, et que cet ailleurs ne peut être que l’environnement.»

Le cancer est responsable chaque année de près de 150 000 décès dans notre pays. En 2005, on estimait à 320 000 le nombre de nouveaux cas de cancers en France. Depuis 1980 l’incidence des cancers a augmenté de 35 % chez l’homme et de 43 % chez la femme en taux standardisés, c’est-à-dire gommant l’accroissement et le vieillissement de la population française. Afin de lutter efficacement contre ce fléau de santé publique, l’ARTAC appelle à l’accélération des recherches sur les interactions entre cancer et environnement, et à l’apport de solutions rapides pour réduire l’exposition des populations à ces facteurs de risque environnementaux, notamment par l’interdiction des substances les plus dangereuses, et non l’émission de simples «recommandations».

Lire la suite sur le site de l'ARTAC

09/10/2008

Médicaments et pollution de l'eau

« Les rejets médicamenteux menacent-ils la biodiversité ? »

C’est ce que se demande La Tribune, qui observe que « les chercheurs s'alarment de la présence de résidus de médicaments dans l'eau ».
Le quotidien indique que « plus que les hôpitaux ou les laboratoires, ce sont surtout les particuliers qui rejettent des médicaments non utilisés ».
Le journal explique que « dans un rapport qu’elle vient de publier, l’Académie nationale de pharmacie reconnaît que des substances médicamenteuses se retrouvent à plus ou moins forte concentration dans les différentes catégories d’eau ».

« Des résidus dus en grande majorité aux rejets émis tout au long du cycle de vie des médicaments, depuis la fabrication des principes actifs, leur utilisation en milieu hospitalier ou ambulatoire, leurs utilisations vétérinaires jusqu’à l’armoire à pharmacie des particuliers, la collecte et la destruction des médicaments non utilisés », continue La Tribune.

Le quotidien remarque qu’il est « difficile pour autant de quantifier ces résidus, même si leur impact sur l’environnement peut être plus facilement observable », relevant notamment que « les scientifiques constatent une féminisation des poissons mâles dans la Seine et le Rhône ».

La Tribune ajoute que « plusieurs études montrent que certains résidus peuvent contribuer à l’apparition de maladies ou de malformations. C’est ainsi le cas au Danemark où la présence de dérivés hormonaux fait partie des facteurs environnementaux qui contribuent à l’apparition de malformations uro-génitales ».

Source : revue de presse mediscoop du 8/10/08

08/10/2008

Plus de 50 ans : que penser du dépistage du cancer de la prostate

Pour le docteur Dominique Dupagne, connu pour ses propos critiques mais équilibrés, comme pour la Haute autorité de santé (HAS) le dépistage du cancer de la prostate n'est pas une bonne chose.

"Le dépistage systématique du cancer de la prostate n’est pas une bonne stratégie de santé.

Ce dépistage aboutit dans de nombreux cas à découvrir dans la prostate des cellules cancéreuses qui n’auraient jamais provoqué de cancer. La moitié des hommes de 60 ans ont des cellules cancéreuses dans leur prostate, c’est un phénomène quasi normal et c’est le cas de près de 100% des hommes de 90 ans".

 

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Ce médecin a mis en ligne une pétition (réservée aux médecins) pour demander un moratoire "pour que cessent les campagnes de dépistage organisées par une entreprise de communication financée par l’industrie pharmaceutique et notamment par les firmes qui commercialisent des médicaments destinés à traiter les maladies et le cancer de la prostate".

Une vidéo de 7 mn explique clairement les avantages et surtout les inconvénients d'un tel dépistage. Si vous vous posez des questions quant à l'utilité de le faire consultez-là pour vous faire votre propre opinion. Autrement si vous avez déja procédé au test et que le résultat est positif, mieux vaut aller au bout de la démarche et vous faire opérer.

Accéder à la vidéo du Dr Dupagne et à la pétition sur le site atoute.org

03/10/2008

Le site d'information le plus complet et validé pour les patients atteints de rhumatismes

RhumatoCochin.gifCe site, élaboré par l'équipe médicale et paramédicale du pôle ostéo-articulaire de l'hôpital Cochin (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris), a pour objectif d'améliorer l'information relative aux principales maladies rhumatismales.

Cette information est avant tout destinée aux patients rhumatisants. Elle sera certainement très profitable à leur entourage et à toute personne impliquée dans leur prise en charge.
L'information fournie ne pourrait en aucun cas se substituer à l'indispensable prise en charge médicale individualisée du médecin traitant de chaque patient.

 

Accès au site

Les mutuelles relèveront les cotisations si la taxe est pérennisée

Les Echos publient un entretien avec le président de la Mutualité française, qui « estime que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 «n'est pas à la hauteur de la gravité de la situation». Et estime que le gouvernement n'a toujours pas tenu plusieurs des engagements pris fin juillet ».

Jean-Pierre Davant déclare notamment que « le déficit de l'assurance-maladie reste énorme. C'est la preuve que la réforme de 2004 a complètement échoué. […] On ne peut pas continuer à boucler les comptes à coups d'expédients, finalement totalement inopérants. Il faut restructurer le système de santé français en profondeur ».

Le président de la Mutualité française aborde le prélèvement supplémentaire d'un milliard d'euros sur les complémentaires santé, estimant que « c'est une solution ridicule par rapport à l'ampleur des dysfonctionnements du système d'assurance-maladie obligatoire. Et, au bout du compte, elle pénalisera les citoyens ».

« Ce que je n'admets pas c'est que le gouvernement parle d'un reversement et refuse de reconnaître qu'il s'agit d'une nouvelle taxation », poursuit Jean-Pierre Davant, qui ajoute que « si cette taxe est pérennisée, elle pèsera sur le pouvoir d'achat des ménages. Car les mutuelles seront obligées de compenser ce prélèvement en relevant les cotisations ».

Antivitamine K, comment les surveiller

Le médecin vous a prescrit un traitement par antivitamines K (AVK).

afssaps.gifL'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) met en ligne des recommandations pour les patients sous forme d'un carnet que vous pouvez télécharger.

Demandez-le sinon à votre médecin ou au pharmacien ou au laboratoire où vous faites votre prise de sang.

Médecins
Pour obtenir des carnets de suivi à remettre aux patients,
s’adresser à :
Fédération Française de Cardiologie (FFC)
5, rue des Colonnes du Trône, 75012 PARIS
Fax : 01 43 87 98 12
Mail : infos@fedecardio.com


Biologistes ou pharmaciens
Pour obtenir des carnets de suivi à remettre aux patients,
s’adresser à :
Comité d’Education Sanitaire et Sociale
de la Pharmacie Française (CESPHARM)
17, rue Margueritte, 75017 Paris
Fax : 01 56 21 35 09
Mail : cespharm@ordre.pharmacien.fr

Promotion de la santé

•     La Société française de santé publique a décidé d'animer une réflexion et de rassembler des contributions sur le thème de la Promotion de la santé au sein des ARS. Afin que des animations et débats soient organisés et que les informations soient diffusées dans chacune des 26 régions, un site a été mis en place. Les acteurs concernés par la promotion de la santé quel, que soit leurs domaines sont conviés pour participer à l’élaboration de ces contributions et peuvent s’inscrire sur le site de la Société française de santé publique

02/10/2008

Taxe sur les snacks, suite

Si la taxe sur les aliments dangereux pour la santé est passée momentanément à la trappe, compte-tenu de la situation économique, il n'en demeure pas moins qu'il existe un rapport de l'IGAs qui va dans ce sens :

La pertinence et la faisabilité d'une taxation nutritionnelle

HESPEL Véronique, BERTHOD-WURMSER Marianne
FRANCE. Inspection générale des finances; FRANCE. Inspection générale des affaires sociales

Paris;Inspection générale des finances : Inspection générale des affaires sociales;2008;365 pages

Par une lettre du 7 janvier 2008, la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports, le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique et la ministre de l'économie, des finances et de l'emploi ont chargé l'Inspection générale des finances et l'Inspection générale des affaires sociales de l'élaboration conjointe d'un rapport au Parlement sur la pertinence et la faisabilité d'une contribution assise sur les produits trop gras, trop sucrés ou trop salés. L'objectif fixé consistait à : évaluer précisément les coûts pour l'assurance-maladie liés à la consommation excessive de produits trop gras, trop sucrés, trop salés ; étudier l'efficacité que pourrait avoir la mise en place d'une contribution sur ces produits, en particulier sa capacité à favoriser une modification des comportements et un meilleur équilibre alimentaire ; présenter les options sur le contour et les modalités de mise en oeuvre de cette contribution éventuelle.

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Commentaire : j'observai aujourd'hui en me rendant à mon travail le comportement de l'automobiliste qui venait de me dépasser. Il semblait pressé ou peut-être a-t-il l'habitude de rouler plus vite que moi. Il roulait à environ 90 km/h sur la route limitée à 70 km/h. J'étais curieux de voir comment il allait se comporter face au radar très discret qu'il allait bientôt croiser. Comme il arrivait à sa hauteur il ralentit tranquillement puis accélèra de nouveau malgré la limitation, après avoir franchi "l'obstacle". Il traversa le village suivant à vive allure et disparut bientôt de ma vue. La peur du gendarme ne dure qu'un instant, nous le savons tous. Changer les comportements, c'est rudement compliqué, non ?